Marine Le Pen : le FN doit changer de nom pour être perçu comme un "parti de gouvernement"

  • A
  • A
Marine Le Pen : le FN doit changer de nom pour être perçu comme un "parti de gouvernement"
Marine Le Pen affirme que la majorité des adhérents du FN est pour un changement de nom du parti.@ DENIS CHARLET / AFP
Partagez sur :

La présidente du Front national a estimé dimanche que son parti devait changer de nom, alors même que, selon plusieurs médias dont Europe 1, ses adhérents ne sont pas d'accord.

Marine Le Pen résiste, signe et persiste : il faut que le Front national change de nom. "Si un nom contient une charge qui puisse susciter des craintes, ou (a) une charge émotionnelle qui soit trop forte, et il semblerait que ce soit quand même le cas du Front national, alors il ne faut pas hésiter à se donner les moyens de la victoire", a plaidé l'ancienne candidate à la présidentielle lors d'une conférence de presse à Alençon. "Aujourd'hui, si nous changeons le Front national alors il faut aussi changer l'appellation."

"Il faut que le FN termine sa mue". "Si nous voulons que ce mouvement soit entendu, envisagé comme parti de gouvernement, susceptible de nouer des alliances, alors il faut que ceux qui éventuellement seraient tentés par cette alliance se disent 'Il y a un nouveau mouvement qui tient compte de cette capacité, de cette possibilité de nouer des alliances'", a-t-elle ajouté. "Il faut maintenant que [le FN] termine sa mue" et passe de "parti d'opposition, de contestation" à un parti de "gouvernement". "Nous ne pouvons pas réfléchir en terme de nostalgie. Un parti politique est un outil qui doit servir à arriver au pouvoir. Ce n'est pas une fin en soi."

"Fake news". Marine Le Pen a également nié les chiffres avancés par Europe 1 et RTL, qui font état d'une majorité d'adhérents contre le changement de nom du parti. Les militants avaient en effet été appelés à se prononcer sur le sujet dans un questionnaire. Les militants sont "plutôt majoritairement pour un changement de nom" à ce stade du dépouillement des questionnaires, a martelé la dirigeante frontiste. Elle a qualifié de "fake news" le chiffre de 80% des militants opposés avancé par RTL.