Retrouvez les temps forts de la Matinale avec Manuel Valls

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Retrouvez les temps forts de la Matinale avec Manuel Valls
@ Marie Etchegoyen / Capa Pictures/ Europe 1.
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L’ancien Premier ministre, candidat et l'un des favoris de la primaire du PS et de ses alliés, était l’invité de la Matinale d'Europe 1.

L'ESSENTIEL

Manuel Valls n’a pas été épargné dimanche soir lors du deuxième débat de la primaire du PS et de ses alliés. L’ancien Premier ministre est clairement l’homme à abattre, mais cela lui permet aussi d’asseoir sa stature présidentielle. Une posture qu’il défend lundi matin sur Europe 1, dont il était l’invité spécial de la Matinale. L’occasion de reparler de l’accueil des migrants, sujet sur lequel il a été attaqué dimanche soir, mais aussi de défendre ses positons en matière économiques et sociales.

  • Dans la Social room

9h08. "Il faudra sans doute prendre en compte le vote blanc". Surprise, Manuel Valls reprend à son compte la proposition de Benoît Hamon. "Je pense en effet qu’il faut aller vers davantage de prise en compte vers le vote blanc", explique Manuel Valls. "Donc le prendre totalement en compte, avec le risque qu’au deuxième tour, celui qui est élu n’ait pas la majorité des suffrages. Mais je préfère que les gens aillent voter plutôt qu’ils s’abstiennent."

9h03. "Pas de revirement" sur le 49.3. Beaucoup d'internautes s'interrogent sur la proposition de Manuel Valls de supprimer le 49.3. "J’ai dû engager la responsabilité du gouvernement sur deux textes seulement. Je l’ai fait parce qu’une partie du groupe socialiste s’est engagé à voter contre. En même temps, j’ai réfléchi à l’évolution de nos institutions, surtout s’il y a moins de députés. Je ne propose pas la suppression pour le budget, par exemple. Mais ce n'est en aucun cas un revirement. C’est une analyse. J’ai été pendant plus de dix ans et maire. Et j’ai tout de même proposé le non-cumul des mandats. Il faut toujours tirer les leçons de l’exercice du pouvoir. 

  • Les questions des auditeurs

8h47. Hollande "a dû se coucher tard". Interrogé sur le fait que François Hollande ait été vu à un spectacle pendant le débat de la primaire, dimanche, Manuel Valls minimise. "Il est allé voir Michel Drucker, il a eu raison, j’ai eu l’occasion de voir ce spectacle il y a quelques semaines. Il y a plus intéressant que de parler de ça. D’abord, je ne doute pas un seul instant qu’il l’a revu. Il y a des moyens de revoir une émission. Il a dû se coucher tard après", sourit l'ancien Premier ministre. Puis, plus sérieux : "Vous ne pouvez pas demander au président de la République, qui a pris une décision difficile, d’être un acteur de cette primaire."


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8h44. "S'appuyer sur les partenaires sociaux, mais être courageux, en ne cédant pas". Manuel Valls explique sa méthode, qu'il jure être de gauche, malgré les critiques. "Il y a toujours des débats au sein de la gauche. Moi, je crois à la réforme. L’alliance entre la République forte, et en  même temps la lutte contre les inégalités, ça reste la gauche, et elle est toujours très utile au pays", assure-t-il. "Je veux agir avec les partenaires sociaux. Même si c’était difficile, même si j’ai dû engager le 49.3 sur deux textes, je l’ai fait en m’appuyant sur les partenaires sociaux. C’est comme ça qu’il faut présider le pays. Mais en indiquant un cap, en étant courageux, en ne cédant pas."

8h40. "Etre plus volontaire" sur l'installation des médecins. Manuel Valls confirme qu'il sera contraignant sur l'installation des médecins. "Je propose de supprimer le numerus clausus, de réformer les études médicales et dans ce cadre, faire en sorte d’installer les jeunes médecins là où c’est nécessaire. Il faut passer à quelque chose de beaucoup plus volontaire", explique-t-il. 

8h37. "Je m'engage à poursuivre la baisse des impôts". "Les impôts sur les ménages et les entreprises ont beaucoup augmenté entre 2010 et 2014. Mon gouvernement a pleinement engagé la baisse des impôts", répond Manuel Valls à un auditeur. "Je m’engage à poursuivre cette baisse des impôts sur le revenu pour les classes moyennes et les couches populaires. Il faut rendre du pouvoir d’achat aux Français."

  • L’interview de Fabien Namias

8h28. Discuter avec Macron ? "Bien évidemment". Interrogé sur Emmanuel Macron, Manuel Valls affirme qu'il faudra lui parler après la primaire. Mon rôle, si je suis élu par la primaire, grâce à une forte participation, ça sera de rassembler. Cette question sera posée". Et discutera-t-il avec le fondateur d'En Marche ! ?"Bien évidemment. Pour créer les conditions du rassemblement. Pour redonner de l'espoir. Je ne veux pas laisser le pays dans cette double option entre l'extrême droite et François Fillon et sa purge libérale."


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8h25. Sur la primaire : la divergence, "c'est le courage". Manuel Valls glisse un tacle indirect à ses rivaux. "Le point de divergence majeur, c’est la question du courage. Le courage de la vérité face aux Français, le refus de la démagogie. Il y a forcément de s la générosité dans certaines propositions. Mais sur certains points, nous ne pourrons pas tenir les promesses. Sur les migrants, on ne pourra pas ouvrir les frontières." 


Valls : "La différence entre nous, c'est le...par Europe1fr

8h22. Sur l'immigration, "arrêtons les fantasmes". L'ancien Premier ministre se dit opposé à des quotas en matière d'immigration. "Nous n’avons pas besoin des quotas. Il y a 14.000 immigrants liés au travail. Le reste, c’est le regroupement familial. Arrêtons les fantasmes", réclame-t-il. "Autant il faut lutter contre les passeurs, les filières qui exploitent la misère humaine, autant aujourd’hui nous maitrisons. On ne peut pas ouvrir indéfiniment les frontières. Il faut de la maîtrise, de la concertation." 


Accueil des migrants : pour Valls, "la France a...par Europe1fr

8h19. "Trump s'exprime d'une drôle de manière". Manuel Valls critique le président américaine, qui s'en prend à la politique migratoire de l'Allemagne et de l'Europe dans une interview publiée lundi. "Donald Trump s’exprime d’une drôle de manière. Sa première interview porte sur une critique de l’Europe alors que lui-même est engagé dans une politique migratoire vis-à-vis de l’immigration mexicaine après une campagne particulièrement dure, absurde, démagogique sur la construction d’un mur", réagit l'ancien Premier ministre. "Nous devons bâtir une politique solide, sérieuse" en matière d'immigration. Il y a un risque : si l’Europe ne se protège pas, c’est Schengen, la libre circulation des personnes, qui sera remise en cause. Par les peuples d’abord."


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