Macron refuse qu'on l'utilise pour affaiblir le président

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Macron refuse qu'on l'utilise pour affaiblir le président
@ JEFF PACHOUD / AFP
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Emmanuel Macron se dit fâché contre ceux qui voient dans ses initiatives politiques des tentatives pour déstabiliser François Hollande. 

Le ministre français de l'Economie Emmanuel Macron a dénoncé vendredi le comportement "insupportable" et "indigne" de ceux qui cherchent à le citer pour affaiblir le président François Hollande.

"Certains et certaines voudraient utiliser le moindre mot, la moindre initiative pour fragiliser le président de la République. Ça m'est insupportable et je considère que notre pays n'a pas besoin de cela", a dit Emmanuel Macron aux journalistes à Varsovie où il est venu à l'occasion d'une réunion ministérielle européenne des "Amis de l'Industrie", portant notamment sur la protection de la sidérurgie européenne face à la concurrence chinoise.

Une conception différente de la politique. Il réagissait à des commentaires de presse laissant entendre que, porté par des sondages très favorables sur ses chances à l'élection présidentielle de 2017, il prendrait quelques distances vis à vis du chef de l'Etat socialiste. Il y a deux semaines, Emmanuel Macron, 38 ans, avait lancé "En marche !", un mouvement politique "ni de droite ni de gauche". "Que celles et ceux qui considèrent que prendre la moindre initiative, proposer pour le pays, porter ses idées, rassembler sur des idées d'intérêt général, essayer précisément de coaguler les bonnes volontés, serait une forfaiture, ceux-là ont une conception disciplinaire de la vie politique qui n'est pas la mienne", a-t-il encore dit à Varsovie.

"Indigne". Alors que certains commentaires prédisent sa possible sortie du gouvernement, il a affirmé qu'il "continuerait à agir en responsabilité pleine et entière comme ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique". D'autre part, a-t-il dit, "je continuerai à agir en liberté sur tous les sujets d'intérêt général du pays puisque c'est l'intérêt commun. En responsabilité, en liberté. Qu'on commente, qu'on observe, mais de grâce, qu'on n'affaiblisse pas le président de la République, qu'on ne m'utilise pas pour l'attaquer, c'est indigne".