Macron : "J'ai touché du doigt les limites de notre système politique"

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Macron : "J'ai touché du doigt les limites de notre système politique"
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Emmanuel Macron, qui a remis sa démission mardi, a affirmé "souhaiter entamer une nouvelle étape de (s)on combat politique".

"Notre pays mérite de prendre pour lui des risques". Dans une allocution retransmise en direct mardi en fin d'après-midi depuis Bercy, le désormais ex-ministre de l'Economie Emmanuel Macron a expliqué les raisons de son départ du gouvernement, annoncé une heure plus tôt par un communiqué de l'Elysée. Il a notamment affirmé avoir "touché les limites du système politique" et vouloir "entamer une nouvelle étape de (s)on combat politique". Si le fondateur d'En Marche! n'a pas eu de mots pour le Premier ministre Manuel Valls, il a en revanche remercié François Hollande de lui "avoir fait confiance". 

  • "Les limites de notre système politique"

Emmanuel Macron a justifié son choix de quitter le gouvernement du fait des "limites de notre système politique" qu'il dit "avoir touché [es] du doigt". Pour l'ancien patron de Bercy, "notre système politique pousse à des compromis de dernière minute : il fait la part belle aux peurs des uns et des autres et produit des solutions imparfaites". "Notre système politique fait abstraction de la simple réalité", a-t-il encore ajouté. Se référant "aux circonstances exceptionnelles que la France vit", il a assuré que la "réponse est sécuritaire mais aussi morale et civilisationnelle".

  • "Une nouvelle étape de [son] combat politique"

Ce constat étant fait, Emmanuel Macron a "fait le choix de prendre (s)es responsabilités". "Je souhaite entamer une nouvelle étape de mon combat politique", a-t-il poursuivi, parlant d'"un projet qui serve uniquement l'intérêt général". Ce projet "rassemble ceux qui le partagent, quelles que soient leurs sensibilités politiques, c'est pour cela que l'on a créé En Marche!", a-t-il ajouté. Il a également plaidé pour "une transformation en profondeur de notre système politique, économique et social qui demeure trop largement bloqué". Concrètement, Emmanuel Macron livrera fin septembre le diagnostic de "la Grande Marche", ce porte-à-porte des adhérents d'En Marche! chargé de faire un diagnostic du pays. Ensuite, viendra le temps "des actions". L'ex-conseiller de François Hollande a terminé son allocution par une allusion à 2017 : "je suis déterminé à tout faire pour que nos valeurs, nos idées, nos actions puissent transformer la France pour l'année prochaine". 

  • "J'ai remercié François Hollande"

Ne pas apparaître déloyal à l'égard de celui qui lui a offert son ascension politique. C'est aussi ce qu'a voulu montrer Emmanuel Macron qui a remercié François Hollande de "sa confiance". L'ancien ministre a assuré que son choix "n'est pas un choix dirigé contre les années passées à l'Elysée ou au ministère". "J'ai eu l'occasion de le dire au président de la République : je suis convaincu que les Français lui rendront justice d'avoir fait face à des difficultés exceptionnelles", a-t-il ajouté. 

  • "Je n'ai pas tout réussi"

Après avoir dressé un bilan élogieux de son passage au gouvernement, Emmanuel Macron a aussi reconnu ne pas avoir "tout réussi pour autant". "Certaines entreprises ont connu la faillite", a-t-il dit, avant de poursuivre sur son échec à "faire partager la nécessité d'amplifier notre travail de transformation de notre économie".