Macron devant le Congrès : "Une humiliation" pour Edouard Philippe selon Olivier Faure

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Macron devant le Congrès : "Une humiliation" pour Edouard Philippe selon Olivier Faure
Olivier Faure, président du groupe PS à l'Assemblée, a estimé qu'une intervention d'Emmanuel Macron devant le Congrès avant la déclaration de politique général d'Edouard Philippe serait "une humiliation" pour le Premier ministre.@ AFP
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Olivier Faure, président du groupe PS à l'Assemblée, a estimé qu'une intervention d'Emmanuel Macron devant le Congrès avant la déclaration de politique général d'Edouard Philippe serait "une humiliation" pour le Premier ministre.

Selon Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement, Emmanuel Macron "réfléchit" à réunir les députés et sénateurs en Congrès à Versailles. Cette intervention du président de la République pourrait avoir lieu avant la déclaration de politique générale du Premier ministre, Edouard Philippe. "Ce serait surtout une humiliation pour le Premier ministre", a jugé Olivier Faure sur CNEWS.

Macron veut "doubler son propre gouvernement". "Après avoir théorisé le dépassement des corps intermédiaires, après avoir choisi de contourner le parlement avec les ordonnances, voilà qu'il en est maintenant à vouloir doubler son propre gouvernement", a poursuivi le député de Seine-et-Marne, président du groupe PS à l'Assemblée.

"On a un président qui a décidé d'avoir un rapport direct, exclusif, à l'opinion. Et donc le voilà qui écarte progressivement les corps intermédiaires, le parlement, maintenant son propre gouvernement, pour aller en fait dans un rapport direct à l'opinion", a insisté Olivier Faure qui y voit une conception "plébiscitaire".

"Un bon manager n'écrase pas les échelons." "Je crois au contraire que quand on veut être un bon manager, ce qu'il entend être puisqu'il calque beaucoup sa propre conception de la vie publique sur la façon dont on manage dans le privé, un bon manager ce n'est pas celui qui écrase les échelons intermédiaires mais c'est au contraire quelqu'un qui donne sa place et son rôle à chacun. Je vois que ce n'est pas le cas aujourd'hui".

"Jusqu'ici nous avions avec le général De Gaulle un Premier ministre qui dirigeait le gouvernement", "avec Nicolas Sarkozy nous avons eu un Premier ministre qui est devenu son collaborateur", "cette fois-ci on observe que ça pourrait devenir, si le président de la République parlait avant lui le 3 juillet, un simple répétiteur".