"Macron a un ennemi, c’est Valls, et un adversaire, c’est Fillon"

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Le candidat à la présidentielle n’est pas tendre avec la gauche, selon lui "éliminée du second tour depuis dix-huit mois".

La charge est violente. Dans une interview dans le Journal du Dimanche, Emmanuel Macron répète avec force qu’il ne participera pas à la primaire de la gauche. L'ancien ministre de l’Economie, candidat à la présidentielle, se montre très critique sur ce dispositif. Et lâche aussi quelques piques à destination de Manuel Valls, analyse Anna Cabana, journaliste au JDD et auteure de l’entretien.

"Cette primaire c'est 'OK Corral'". "Il a lâché ses coups comme jamais sur la primaire à gauche, explique-t-elle. Le renoncement de François Hollande ne le fait pas changer d'un pouce, il ne passera pas par la primaire. Selon lui, cette primaire c'est 'OK Corral'. Il ne veut absolument pas s'enfermer dans ce qu'il appelle 'les petits arrangements de parti' et considère que sa trajectoire se situe en dehors des partis", explique la journaliste.

"Il a entériné le départ imminent de Manuel Valls". Quant à la suite des événements, Macron a déjà sa petite idée : "Il a entériné le départ imminent de Manuel Valls contre qui il n'a pas de mots assez durs. Il dit qu'il aime les combats à visages découverts, 'tout les contraire des tireurs couchés'. C'est comme ça qu'il désigne sans le nommer Manuel Valls. Quand on lui demande s'il parle bien de Manuel Valls, il répond par un grand silence et un sourire. Aujourd'hui, Macron a un ennemi, c'est Valls, et un adversaire, c'est Fillon."