Loi Travail : les consultations avec la jeunesse ont commencé à Matignon

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Loi Travail : les consultations avec la jeunesse ont commencé à Matignon
Après la journée de mobilisation contre la loi El Khomri, les organisations de la jeunesse sont reçues à Matignon.@ .ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
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Le Premier ministre Manuel Valls reçoit, vendredi matin, le président de l'Unef pour évoquer le projet de réforme du code du Travail.

Les rencontres entre le Premier ministre Manuel Valls et les organisations étudiantes et lycéennes autour du projet de loi Travail ont débuté vendredi matin avec un premier rendez-vous avec l'Unef.

Des avis divergents. Le président de l'organisation étudiante, William Martinet, 27 ans, qui réclame le retrait du texte, est arrivé à Matignon peu avant 10h pour son entretien avec le chef du gouvernement, la ministre du Travail Myriam El Khomri et le ministre de l'Economie Emmanuel Macron. Suivra ensuite (11h) un entretien avec la FAGE dirigée par Alexandre Leroy. L'organisation étudiante ne demande pas un retrait intégral du projet de loi, mais celui de trois volets importants : les dispositions sur les motifs de licenciement économique, les mesures renforçant le pouvoir unilatéral de l'employeur dans l'aménagement du temps de travail, ainsi que le retrait du barème sur les indemnités prud'homales. 

Enfin, à midi, un dernier entretien est prévu avec trois organisations lycéennes, la Fidl, l'Unl, le Sgl, reçues ensemble et qui demandent le retrait du texte.

Un texte revu et corrigé. Ce dernier round de consultations, annoncé après la journée de manifestations mercredi à l'appel notamment de la CGT, FO et d'organisations de jeunesse, intervient avant un week-end délicat d'arbitrages pour l'exécutif. Manuel Valls reçoit lundi à nouveau tous les partenaires sociaux pour une "restitution" des changements que l'exécutif est prêt à faire sur le texte, avant de se rendre devant les députés PS, dont une partie est hostile au texte. En déplacement dans une entreprise jeudi en Seine-et-Marne, le président François Hollande avait confirmé la position de l'exécutif : il y aura "forcément" des "corrections à établir", a-t-il promis, tout en excluant un retrait du texte, dernière grande réforme du quinquennat.