Loi Travail : "le désaccord persiste" avec le gouvernement pour l'Unef

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Loi Travail : "le désaccord persiste" avec le gouvernement pour l'Unef
Le président de l'Unef appelle les jeunes à "rester mobilisés" contre la loi Travail@ MIGUEL MEDINA / AFP
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"Le désaccord persiste" avec le gouvernement sur le projet de loi Travail, a affirmé le président de l'Unef à la sortie d'un entretien avec le gouvernement, mercredi. 

"Le désaccord persiste" avec le gouvernement sur le projet de loi travail, a affirmé mercredi le président de la principale organisation étudiante, l'Unef, William Martinet, en appelant les jeunes "à rester mobilisés" notamment pour la manifestation "déterminante" prévue samedi.

"Au vu du désaccord qui persiste sur le projet de loi travail et au vu du fait que nous avons un cadre de dialogue qui, on l'espère, permettra de faire bouger les choses en positif mais pas encore d'engagements fermes, ça nous paraît très important que les jeunes restent mobilisés", a déclaré William Martinet à la sortie d'un entretien avec les ministres Najat Vallaud-Belkacem, Myriam El Komri et Patrick Kanner.

Cinq semaines de mobilisation. "Nous ne renonçons pas et nous avons été très fermes dans la discussion avec les ministres. Ce projet de loi est un mauvais projet de loi nous continuons à demander son retrait. Sur ce terrain-là, on restera solidaire des organisations syndicales professionnelles dans les semaines et les mois qui viennent", a expliqué le responsable de l'Unef, à la pointe du mouvement contre la loi travail entré dans sa cinquième semaine.

Des contrepropositions de l'Unef. Sur le projet de loi travail, le gouvernement "refuse de faire marche arrière". En revanche, le syndicat compte faire avancer ses contrepropositions sur quatre sujets notamment l'"accès à un emploi stable" et l'"accès aux droits sociaux" (le RSA n'étant pas accessible aux moins de 25 ans, l'Unef plaide pour que les bourses étudiantes continuent à être versées entre la fin du diplôme et l'accès à la vie professionnelle). L'Unef souhaite aussi que soient augmentées le nombre de places de formation professionnelle, et milite pour améliorer les conditions de vie et de travail des apprentis.

Pas "d'engagements concrets". Sur ces sujets "je crois que nous avons été écoutés par le gouvernement", a commenté William Martinet, déterminé à lutter contre le "bizutage social des jeunes" à leur entrée dans la vie active. "Notre état d'esprit en arrivant à ce rendez-vous n'est pas un état d'esprit de marchandage: dire que pour telle ou telle mesure, l'Unef changerait d'avis sur le projet de loi travail. S'il y a des mesures fortes sur la question de l'insertion professionnelle des jeunes, l'Unef n'hésitera pas à saluer ces mesures", a assuré le responsable de l'Unef, mais "nous ne sommes pas encore au moment des engagements concrets".