Loi Travail : "Je tiendrai bon parce que c'est une bonne réforme", dit Hollande

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Loi Travail : "Je tiendrai bon parce que c'est une bonne réforme", dit Hollande
@ CHARLY TRIBALLEAU / AFP
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Le chef de l'Etat est resté ferme quant à sa volonté de voir adopter le projet de loi Travail, malgré la contestation syndicale.

François Hollande s'est dit déterminé, vendredi, a faire aboutir le projet de loi Travail, contesté par certains syndicats qui ont organisé jeudi une huitième journée de mobilisation et durci ces derniers jours le mouvement avec des grèves dans des secteurs stratégiques.

"Les Français jugeront". "Si le dialogue est toujours possible, il n'est jamais fondé sur un ultimatum", a déclaré le président français, en visite au Japon pour un sommet du G7. "En tant que chef de l'Etat qui a voulu qu'il y ait cette réforme, car j'ai voulu cette réforme (...), je veux que nous puissions aller jusqu'au bout", a-t-il également affirmé. "Si elle est adoptée, puisque c'est prévu au début du mois de juillet, chacun prendra en compte ce qu'est cette loi et les effets qu'elle peut avoir dès le mois de septembre. Ce qui veut dire que les Français jugeront", a ajouté François Hollande. "Je tiendrai bon parce que je pense que c'est une bonne réforme", a déclaré le chef de l'Etat.

>> Projet de loi El Khomri : ce qu'il pourrait changer pour les salariés, à lire ici.

"Assurer la liberté de circuler". Sans la citer directement, il a également dénoncé les pratiques de la CGT, en première ligne dans la contestation contre le projet de loi défendu par Myriam El Khomri. "On ne peut pas accepter qu'il y ait une centrale syndicale, qui a son histoire, qui puisse dire ce qu'est la loi ou ce que ne doit pas être la loi", a jugé le chef de l'Etat. François Hollande a par ailleurs déclaré que face aux blocages, le "premier devoir" de l'exécutif était d'assurer "la liberté de circuler" et "le bon fonctionnement de l'économie". "Nous avons pris les mesures nécessaires et nous continuerons de les prendre, toujours dans le respect des libertés mais aussi avec la première des libertés qui est la liberté de circuler", a-t-il souligné.