Loi Travail : Emmanuel Macron accueilli par des manifestants en Corrèze

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Loi Travail : Emmanuel Macron accueilli par des manifestants en Corrèze
@ LOIC VENANCE / AFP
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La visite du ministre de l'Economie, samedi en Corrèze, a débuté sous les slogans anti-loi Travail, scandés par une centaine de manifestants.

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a estimé samedi que "les Français en ont assez du désordre", lors d'un déplacement à Egletons, en Corrèze, ou il a été accueilli par une centaine de manifestants, opposants à la Loi Travail, qui ont provoqué une bousculade avec les forces de l'ordre.

"Ils viennent pour créer du désordre". "On peut avoir des désaccords, et je vais toujours au contacts des manifestants", a déclaré le ministre à des journalistes, expliquant par contre qu'il refusait de parler à "des individus dont le seul but est de venir provoquer les forces de l'ordre, de dégrader". "Ils ne viennent pas parler, ils viennent pour créer du désordre (...) Je crois que les Français en ont assez du désordre", a poursuivi Emmanuel Macron, avant d'entamer sa visite de l'Ecole d'Application aux Métiers des Travaux Publics (EATP) d'Egletons. Il doit y baptiser une promotion de diplômés et remettre des prix.

Des slogans anti-Macron. A l'arrivée du ministre peu après 10h, une centaine de manifestants, parmi lesquels des syndicalistes, des opposants à la Loi Travail, des membres du collectif Nuit Debout, des altermondialistes, ont pénétré dans le périmètre de sécurité et tenté de bloquer l'accès à l'EATP, avant d'être repoussés par les gendarmes mobiles. "La gauche mérite des droites, Macron mérite les deux !", scandaient les manifestants, parmi lesquels étaient visibles plusieurs drapeaux de la CGT notamment, et une grande banderole "Bloquons l'économie et son sinistre !". 

Un dialogue sous conditions. Une fois les manifestants repoussés hors du périmètre de sécurité, la visite du ministre a débuté, avec une petite demi-heure de retard. Emmanuel Macron s'est dit disposé à parler à des syndicalistes de CGT ou FO sur place, mais pas à des manifestants résolus à "provoquer". "On l'a vu dans plusieurs quartiers, dans plusieurs villes, des violences avec des gens qui en sont à lancer de l'acide sur les policiers, à les traiter avec violence... C'est inadmissible, et ce sont des gens avec qui ça ne sert à rien de discuter", a-t-il conclu.