Loi El Khomri : Le Guen fustige "les grincheux" de gauche

  • A
  • A
154 partages

RÉACTION - Le secrétaire d'Etat socialiste s'est insurgé, vendredi sur Europe 1, contre une partie des socialistes qui "bloquent la poussée réformiste du gouvernement".

INTERVIEW -

L'aile gauche du Parti socialiste qui grince des dents face au projet de réforme du travail de Myriam El Khomri ? Des "grincheux qui, depuis trois ans, ne font que critiquer la majorité", a estimé Jean-Marie Le Guen vendredi au micro d'Europe 1. "Un certain nombre d'esprits chagrins sont là pour essayer de bloquer la poussée réformiste du gouvernement."

"Le pays a besoin de réforme". Le secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement a fustigé la "gauche du conservatisme" pour laquelle "tout ce qui existait il y a 40 ans, c'était super". Une allusion claire aux frondeurs socialistes qui s'opposent, depuis 2014, à la ligne politique du gouvernement Valls, s'abstiennent sur les votes des budgets et ont mis en péril l'obtention d'une majorité sur le projet de loi Macron. Selon lui en effet, "le pays a besoin de réforme", et c'est précisément l'enjeu du projet de loi porté par la ministre du Travail. "Ce texte est une véritable révolution", a t-il admis. "Mais une révolution équilibrée. Il donne plus d'agilité aux entreprises mais garantit des droits nouveaux". Et Jean-Marie Le Guen de prendre l'exemple du compte personnel d'activité (CPA). Ce dispositif, "c'est le fait que les droits des salariés vont maintenant être attachés à la personne, et non pas au statut", a t-il expliqué, se félicitant d'un "élément majeur qui marquera l'histoire sociale du 21e siècle".

Le texte "sera voté majoritairement". Alors que l'hypothèse de l'utilisation de l'article 49.3 pour faire passer la réforme en force au Parlement a été évoquée par Myriam El Khomri elle-même, Jean-Marie Le Guen a préféré minimiser le risque qu'elle ne devienne réalité. Il s'est en effet dit convaincu que le texte "sera voté majoritairement par le groupe socialiste, par les députés de gauche à l'Assemblée nationale". "La question de la procédure est aujourd'hui secondaire", a t-il estimé.