L’impôt sur les sociétés va baisser de 11 milliards d’euros d’ici 2022

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Selon de Nicolas Barré, directeur des Echos, les arbitrages sur la fiscalité des entreprises ont été rendus. Avec notamment une baisse sensible de l’impôt sur les sociétés. Sans contrepartie. 

C'est une mesure réclamée depuis longtemps par les patrons : la baisse de l'impôt sur les sociétés, pour être attractif et séduire les investisseurs internationaux. C’est une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Et selon les informations de Nicolas Barré, directeur du Journal Les Echos, on en sait plus sur les arbitrages, qui ont été pris par le président de la République et seront annoncés par Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, mercredi.

De 33 à 25% en cinq ans. Le sujet le plus sensible et le plus attendu concerne donc la baisse de l’impôt sur les sociétés. Restait à savoir de combien et suivant quel calendrier. Cet impôt va être allégé de 11 milliards d’euros. Il va d’abord passer de 33 à 31% dès l’an prochain, et même 28% pour les petites entreprises, celle dont les bénéfices sont inférieurs à 500.000 euros. Il sera ramené en 2020 à 28% pour toutes les entreprises, les PME comme les grandes. Il descendra à 26,5% l’année suivante et à 25% en fin de quinquennat. Cette trajectoire précise est arrêtée : elle va être gravée dans le marbre de la loi de finances qui sera présentée fin septembre.

La priorité : l'attractivité. Et le tout sans contrepartie. L’argument, c’est que l’Allemagne et le Royaume-Uni ont déjà baissé leur impôt sur les sociétés de huit à 10 points. Le même argument, celui de l’attractivité, est avancé pour justifier aussi la baisse de l’ISF. Il ne rapportera plus qu’un gros milliard contre 5 fois plus aujourd’hui. Des baisses d’impôt assumées, en dépit du risque politique

Dernier point très attendu par les particuliers : il y aura bien un taux unique de 30% sur tous les revenus de l’épargne. Certains auraient voulu 31 ou 32% pour ramener un peu plus d’argent dans les caisses de l’Etat. A priori, ils devraient perdre l’arbitrage.