Les villepinistes reviennent à la charge

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Les villepinistes reviennent à la charge
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Deux députés UMP dénoncent les méthodes du gouvernement après l’expulsion de Roms.

"C’est une politique de rafle. C’est inacceptable". Plusieurs députés villepinistes ont lancé lundi l’offensive contre les méthodes du gouvernement après l'expulsion samedi matin de Roms à Montreuil en Seine-Saint-Denis.

"Ce n'est pas la République française"

"Ce qui m’a choqué c’est quand on découvre que le préfet du 93, à six heures du matin, envoie la police - une police armée jusqu’aux dents - pour déloger quelques familles et que ces familles se retrouvent en haillons dans la rue, qu’on les trie : les hommes d’un côté et les femmes de l’autre et, en plus, si les femmes protestent on les menace de les séparer de leurs enfants. Ce n’est pas la République française cela", a ainsi dénoncé le député UMP villepiniste de l'Hérault Jean-Pierre Grand, lundi matin sur Europe 1.

"Le gouvernement était en plein braconnage sur les terres du Front national", a asséné le député UMP estimant que ces mesures avaient des "allures de précampagne électorale".

"Mal à l'aise à l'UMP"

"Il y a une politique alternative dans ce pays", a ensuite insisté Jean-Pierre Grand, rappelant que les villepinistes s’apprêtaient à créer un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale. "Nous sommes très mal à l’aise à l’intérieur de l’UMP", a-t-il lancé se disant prêt à "quitter éventuellement" le parti.

Même véhémence chez le député UMP villepiniste du Morbihan : François Goulard a qualifié, lundi dans Le Parisien, "de poudre aux yeux" la politique du gouvernement.

"De la poudre aux yeux"

"Cette politique est choquante. On se moque des Français. Les problèmes de sécurité ne tiennent pas à quelques camps de Roms. On donne des gages à une partie de l'opinion pour une efficacité à peu près nulle", a martelé l'élu dans le quotidien.

Dominique de Villepin a créé en juin dernier son propre parti politique, République solidaire qui pourrait créer à la rentrée un groupe à l'Assemblée autour d'une dizaine de députés.