Les sympathisants d'extrême gauche et d'extrême droite ont une sexualité plus débridée

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Les sympathisants d'extrême gauche et d'extrême droite ont une sexualité plus débridée
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Une étude Ifop révèle que les sympathisants d'extrême droite et d'extrême gauche sont davantage tentés par des pratiques sexuelles moins "classiques" que celles pratiquées par le reste de la population.

Sommes-nous plus ou moins décomplexés au lit selon que l'on vote à gauche ou à droite ? Une enquête Ifop pour le réseau social libertin Wyylde, réalisée du 24 au 30 mars auprès d’un échantillon représentatif de 4.000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, semble montrer que les sympathisants des partis d'extrême ont des pratiques sexuelles plus "osées" que partisans de droite ou de gauche.

Une sexualité plus débridée. Dans les partis d'extrême droite et d'extrême gauche, les sympathisants apparaissent en effet plus débridés que le reste de la population française. "Les personnes d'extrême sont plutôt jeunes, peu diplômées, peu influencées par la religion. Elles n'ont donc pas de carcan particulier qui limiterait leur sexualité", avance François Kraus, directeur des études politiques à l'Ifop sur RMC. Par ailleurs, plus de la moitié des sympathisants d’extrême gauche (64%) et d’extrême droite (58%) ont déjà testé la sodomie avec leurs partenaires. C'est très largement au-dessus de la moyenne des autres partis (de 22% à 27% selon l’étude). Ils sont aussi plus nombreux à avoir déjà participé à un plan à trois.

Des pratiques plus "hard" à l'extrême. Les sympathisants d'extrême gauche (47%) et d'extrême droite (39%) sont aussi bien plus nombreux que la moyenne nationale à avoir déjà expérimenté le BDSM (terme générique qui englobe notamment le bondage, et le sado-masochisme). "Une forme de transgression", explique François Kraus, comparable à leurs orientations politiques. "Il y a aussi des pratiques qui ne rentrent pas dans le schéma classique de rapport égalitaire entre hommes et femmes. [Ces militants] sont moins imprégnés de la culture féministe et se laissent plus aller à des pratiques un peu hard issue de la culture porn", détaille le directeur des études politiques de l'Ifop.

Des convictions politiques partagées dans le couple. Dans cette étude, on apprend par ailleurs que 91% des Français connaissent au moins approximativement l'orientation politique de leur conjoint actuel. 66% savent même pour qui leur conjoint va voter. Une proportion en baisse de 8 points par rapport à 2007. 75% des couples français sont du même bord politique, et 20% des Français partagent les mêmes idées politiques que la totalité de leurs partenaires sexuels. 44% des couples votent pour le même candidat, et seuls 8% déclarent voter pour un candidat différent.