Les Jeunes pop’ rappelés à l’ordre

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Les Jeunes pop’ rappelés à l’ordre
@ CAPTURE D'ECRAN
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La course à la présidence s’avère un peu trop musclée pour le sénateur UMP Patrice Gélard.

Rien ne va plus chez les Jeunes pop’. L'UMP a adressé un rappel à l'ordre aux six candidats à la présidence de son mouvement de jeunes, en déplorant des propos de campagne "diffamatoires" et en réfutant les irrégularités dénoncées par certains.

"Diverses personnes, parfois candidates, parfois simples adhérents, outrepassent les limites acceptables de la polémique électorale" avec des propos "qui peuvent être qualifiés de diffamatoires à l'encontre du Mouvement populaire ou de leurs concurrents", écrit le sénateur UMP Patrice Gélard dans un courrier aux candidats daté de mercredi et rendu public jeudi.

Des histoires de fraudes

Le parlementaire est aussi président de la commission de contrôle des opérations électorales au sein du parti. "Certains ont cru pouvoir mettre publiquement en cause la régularité des élections au sein" du mouvement "en évoquant des fraudes lors des élections" des conseillers nationaux des Jeunes populaires (CNJP), les 10 et 11 juillet, "ou en suspectant un scrutin déjà verrouillé pour la future élection de leur président", ajoute Patrice Gélard.

L'UMP "ne peut accepter que des soupçons pèsent sur l'organisation des élections des Jeunes populaires. Tout adhérent qui persisterait à colporter de telles allégations pourrait faire l'objet d'une sanction disciplinaire prévue par nos statuts", écrit encore le sénateur.

Un vote sous tension

Les élections des CNJP, sortes de "grands électeurs" au nombre de 1.500 à 2.000 selon les sources et qui éliront le futur patron du mouvement, avaient donné lieu à des accusations d'irrégularités au profit du président sortant Benjamin Lancar, 24 ans, qui les a réfutées en bloc.

Ce courrier "ne fait que confirmer ce que je m'évertue à dire depuis des semaines. Je le trouve très rassurant pour la transparence du scrutin", a-t-il dit. L'une de ses concurrentes, Aurore Bergé, 23 ans, a estimé que "la suspicion (existait) forcément du fait que la personne qui organise l'élection fait partie de l'équipe du président sortant". Un autre candidat, Mike Borowski, 29 ans, a demandé cette semaine que les règles du scrutin soient modifiées et que tous les adhérents puissent voter, pas seulement les CNJP.

Ces derniers éliront le président des Jeunes populaires lors d'un scrutin électronique ouvert du 20 au 22 août.