Les Etats-Unis et la France saluent le "pas" de Netanyahu

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Les Etats-Unis et la France saluent le "pas" de Netanyahu
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Cette première avancée appelle des précisions et une confirmation, a cependant estimé le ministre français des Affaires étrangères.

C’est un "important pas en avant", a estimé Barack Obama après le discours de Benjamin Netanyahu. Dimanche, le premier ministre israélien a accepté pour la première fois le principe d’un Etat palestinien. Il a cependant posé des conditions précises à cela, notamment la démilitarisation de ce nouveau territoire. Dans ces négociations, le président américain "continuera de travailler avec toutes les parties - Israël, l'Autorité palestinienne et nos partenaires du Quartette - pour s'assurer qu'ils s'acquittent de leurs obligations et responsabilités pour aboutir à une solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien et à une paix globale", a souligné la Maison Blanche.

"Un pas dans la bonne direction", c’est l’expression utilisée par la présidence tchèque de l’Union européenne. La France, de son côté, a salué une "avancée" du gouvernement israélien. Il doit maintenant préciser les contours du futur Etat palestinien et faire des concessions sur le gel de la colonisation et la réouverture de Gaza, a cependant estimé le ministre français des Affaires étrangères. "Il faut que la confiance revienne entre les parties, que la réalité change sur le terrain", a ajouté Bernard Kouchner.

Le ton est nettement plus critique côté palestinien. Le discours de Benjamin Netanyahu "sape" les efforts de paix, a estimé Nabil Abou Rdainah, le porte-parole de Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne. "Notre exigence principale est la fin de l'occupation, une solution juste pour les réfugiés et l'arrêt de la colonisation. Les autres détails seront abordés dans le cadre des négociations", a-t-il ajouté. Le Hamas, au pouvoir dans la bande de gaza, a dénoncé l'"idéologie raciste et extrémiste" de Netanyahu qui "fait fi de tous les droits du peuple palestinien".

Sur Europe 1, Hubert Védrine, l'ancien ministre socialiste des Affaires étrangères, a estimé que Benjamin Netanyahu essayait de "finasser".