Législatives : pourquoi En Marche! laisse 51 circonscriptions vacantes

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Législatives : pourquoi En Marche! laisse 51 circonscriptions vacantes
Le secrétaire général d'En Marche ! Richard Ferrand a dévoilé les investitures pour les législatives. @ Eric FEFERBERG / POOL / AFP
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Le mouvement fondé par Emmanuel Macron a décidé de ne pas présenter de candidat aux législatives dans 51 circonscriptions. 

577 - 526 = 51. En annonçant sa liste définitive des candidats investis pour les élections législatives, la République en marche (LREM) a choisi de laisser vacantes 51 circonscriptions un peu partout en France. Autrement dit, le mouvement fondé par Emmanuel Macron a choisi de présenter 521 candidats et non pas 577. Un choix plutôt étrange alors que les premiers sondages d’opinion placent la majorité présidentielle largement en tête des scrutins des 11 et 18 juin prochains.

Des circonscriptions laissées à la droite. Plusieurs ténors LR seront ainsi exemptés d'adversaires En Marche! C'est le cas de Bruno Le Maire, nommé mercredi ministre de l'Economie et candidat aux législatives dans l'Eure sans étiquette. Les ténors LR Franck Riester en Seine-et-Marne, Thierry Solère (Hauts-de-Seine), Arnaud Robinet (Marne) et Hervé Gaymard (Savoie) n'auront pas non plus d'opposant du parti du président. Ces personnalités avaient toutes signé l’appel pour "répondre à la main tendue" d’Emmanuel Macron, mardi 16 mai.  

Même traitement de faveur pour Xavier Bertrand (Aisne), Christian Estrosi (Alpes-Maritimes), Hervé Mariton (Drôme), Benoist Apparu (Marne) et le Premier ministre Edouard Philippe (Seine-Maritime). Si ces cinq ténors de la droite ne se présentent pas directement, leurs successeurs dans leurs circonscriptions n’auront donc pas de candidat LREM à affronter.

Des anciens ministres épargnés. Le cas Valls a fait jurisprudence. L’ancien Premier ministre voulait se présenter sous l’étiquette de la majorité présidentielle. Il n’a pas obtenu l’investiture d’En Marche! mais finalement, la République en marche (LREM) a choisi de faire preuve d’élégance à l’égard de Manuel Valls en ne présentant aucun candidat face à lui dans l’Essonne.

D’autres anciens ministres et candidats aux législatives seront épargnés. C’est le cas de Stéphane Le Foll (Agriculture), candidat dans la Sarthe, Myriam El Khomri (Travail) et George Pau-Langevin (Outre-Mer) à Paris, et Marisol Touraine (Santé) en Indre-et-Loire.

"Dis du bien du président et tu auras une circo gagnable". Ils ne sont ni anciens ministres ni des "poids lourds" au sein de leur parti mais ils ont été élogieux envers le nouveau chef de l’Etat. "Dis du bien du président et tu auras une circo gagnable", résume ainsi un proche d’un ancien ministre socialiste. Le député-maire (PS) de Sarcelles François Pupponi (Val-d’Oise) coche cette case et n’aura donc pas d’opposition La République en marche face à lui.

Enfin, quelques élus UDI ont également été protégés. Outre Laurence Maillart-Méhaignerie qui a été investie en Ille-et-Vilaine, Philippe Folliot (Tarn), Yves Jego (Seine-et-Marne) et Stéphane Demilly (Somme) auront les coudées franches. Même cas de figure dans l’ancienne circonscription de Jean-Louis Borloo (Nord) où Béatrice Descamps (LR) et Laurent Degallaix (UDI) ont la voie dégagée, tout comme la présidente du Parti radical de gauche Sylvia Pinel dans son fief du Tarn-et-Garonne.