Législatives partielles : la loi El Khomri responsable du "désamour des électeurs pour la gauche"

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ELECTIONS - Éliminée dimanche au premier tour des législatives partielles dans l'Aisne, la socialiste Anne Ferreira a pointé du doigt, mardi sur Europe 1, le projet de loi du gouvernement.

INTERVIEW

Lors des élections législatives de 2012, Anne Ferreira avait failli l'emporter face à Xavier Bertrand. Elle n'avait été battue que de 222 voix par le candidat de la droite au second tour. Quatre ans plus tard, pour la législative partielle qui s'est déroulée dans l'Aisne dimanche, la candidate socialiste ne s'en est pas tirée avec un score aussi honorable. Avec 15,69% des suffrages au premier tour, elle ne sera donc pas présente au second, laissant le Front national disputer la députation à la droite.

La loi El Khomri pointée du doigt. "C'est sans surprise", a déclaré Anne Ferreira lundi sur Europe 1. La socialiste a pointé du doigt la loi El Khomri, très contestée par la gauche et à laquelle elle-même est opposée. "On est tous d'accord pour interpréter le désamour des électeurs pour la gauche en fonction de cette loi, qui est très maladroite", a-t-elle estimé. "L'électorat était démobilisé avant, mais cela a rajouté à l'abstention." Anne Ferreira s'est donc prononcée pour un retrait au moins partiel du texte, dont la version finale doit être annoncée par le gouvernement lundi après-midi.

Une forte abstention. La candidate socialiste a également mis sa défaite sur le compte de l'abstention. "Les scrutins précédents des régionales, des européennes, avaient montré qu'il y avait une forte abstention des électeurs de gauche", a t-elle souligné. "Une législative partielle, on sait que cela mobilise très peu les électeurs. Le premier tour était donc décisif." Dans l'Aisne dimanche, 66% des électeurs ne se sont pas déplacés jusqu'aux urnes.