Le Sénat ne veut plus de publicité

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Le Sénat ne veut plus de publicité
@ REUTERS
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Les sénateurs ont voté sa suppression sur France Télévisions, les députés l’avaient maintenue.

Le Sénat est revenu dimanche, lors de l'examen du budget pour 2011, sur le récent vote de l'Assemblée nationale, en décidant la suppression définitive de la publicité sur France Télévisions à partir du 1er janvier 2016.

A l'occasion des débats sur les crédits de la mission "Médias", il a adopté un amendement de Jacques Legendre, président UMP de la commission de la Culture, qui supprime à cette date la publicité en journée sur les chaînes publiques.

Pour Jacques Legendre, le vote du Sénat, qui reprend la position initiale du gouvernement, marque un engagement en faveur "d'une télévision publique indépendante, libérée des contraintes du financement commercial et des exigences des annonceurs, d'une télévision publique qui affiche clairement sa différence et ses ambitions culturelles".

Un avis contraire à celui des députés

L'Assemblée nationale avait pourtant décidé, à la quasi-unanimité et contre l'avis du gouvernement, le maintien définitif de la publicité diurne au nom notamment du "manque à gagner" consécutif pour France Télévisions.

La question devrait être tranchée dans les prochains jours par la commission mixte paritaire, composée de sept députés et de sept sénateurs, qui est chargée d'élaborer un texte de compromis sur le budget 2011.

L’Assemblée nationale devrait rétablir la publicité

Selon un responsable parlementaire UMP de l'Assemblée, la position de l'Assemblée devrait prévaloir puisqu'elle est soutenue par une bonne partie de la gauche. "Le vote du Sénat était attendu mais la CMP devrait rétablir la publicité en journée", a confié ce député.

Depuis 2009, la publicité est interdite après 20 heures sur les chaînes de France Télévisions. La loi prévoyait la suppression totale de la pub pour fin 2011 mais le gouvernement, sur pression des parlementaires UMP, a proposé un moratoire de deux ans sur sa suppression en journée. Finalement, l'Assemblée nationale avait décidé d'aller plus loin que le moratoire en optant pour le maintien définitif de la publicité.