Le PS se rénove pour "réparer" la France

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Le PS se rénove pour "réparer" la France
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Les primaires et le non-cumul des mandats ont été adoptés pour "réparer" une "République abimée".

Le PS entame sa mue en vue des élections de 2012. Le parti a entériné samedi à la quasi-unanimité sa rénovation avec l'instauration de primaires et du non-cumul des mandats, afin de mener une "révolution démocratique", selon Martine Aubry.

La convention du parti s’est déroulée au Carrousel du Louvre, sous la pyramide de verre voulue par François Mitterrand, devant quelques 500 militants et délégués. Le texte de rénovation du PS a été massivement approuvé par les délégués présents: 146 pour, 4 abstentions et 3 voix contre.

Le PS clôt ainsi la deuxième phase de sa rénovation, après l'adoption de son projet sur le nouveau modèle de développement. Deux autres conventions sont prévues à l'automne concernant l'international et l'égalité réelle.

"Une République abimée"

La première secrétaire du PS a fustigé une "démocratie et une République abîmées" par "trois ans de sarkozysme". "On est très, très loin de cette République irréprochable vantée par le candidat Nicolas Sarkozy en 2007 !", a insisté le maire de Lille.

Tout au long de son discours, l'épithète "abîmée" est revenue en leitmotiv. Martine Aubry a sonné la charge contre le chef de l'Etat, les ministres "qui ont oublié les exigences et les devoirs d'exemplarité qui vont avec leur charge", l'UMP qui "abîme la démocratie".

Dénonçant le bouclier fiscal, symbole de "l'inefficacité et l'injustice absolue", elle a ironisé sur le "symbole des symboles", le chèque de 30 millions d'euros versé à Liliane Bettencourt. La patronne du PS a globalement fustigé le "régime des excès et des confusions des rôles".

L’UMP dénonce un "anti-sarkozysme aigu"

"L'anti-sarkozysme aigu" de Martine Aubry "et ses violentes attaques infondées envers le président ne feront jamais un programme politique", a répliqué, au nom de l'UMP, Nadine Morano.

Harlem Désir, numéro deux du PS, a de son côté ironisé sur "la droite qui nous regarde avec incompréhension sur le non-cumul des mandats. C'est normal quand M. Woerth cumule les casquettes, Mme Boutin les rémunérations, M. Estrosi les appartements et Mme Yade les hôtels!"