Le patron du Medef Auvergne-Rhône-Alpes candidat à la succession de Gattaz

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Le patron du Medef Auvergne-Rhône-Alpes candidat à la succession de Gattaz
Pierre Martin se dit soutenu par plusieurs Medef territoriaux et revendique son expérience du terrain et des PME.@ AFP
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"Le Medef connaît des problèmes de gouvernance", a estimé Patrick Martin, qui estime qu'il "faut corriger cela en ouvrant les portes et les fenêtres du Medef pour oxygéner cette maison".

Le patron du Medef Auvergne-Rhône-Alpes Patrick Martin a annoncé mardi sa candidature à la succession de Pierre Gattaz, dont le mandat à la tête du Medef s'achève en juillet prochain. "J'annonce haut et fort que je serai candidat à la présidence du Medef national", a-t-il déclaré au quotidien Le Progrès. Le dirigeant, PDG de Martin-Belaysoud Expansion, un groupe familial spécialisé dans la distribution de fournitures industrielles, s'est aussi exprimé dans d'autres quotidiens régionaux, dont Ouest-France.

"Le Medef connaît des problèmes de gouvernance." Le responsable, qui se dit soutenu par plusieurs Medef territoriaux, revendique son expérience du terrain et des PME. "Le Medef, c'est en effet 90% de PME et 80 branches", souligne-t-il. "Le Medef connaît des problèmes de gouvernance", estime-t-il, dénonçant une "captation du pouvoir par un groupe restreint de décideurs qui s'exprime sur certains sujets sans en avoir la légitimité". "Or je pense que le dernier mot appartient aux élus", poursuit-il. "Il faut corriger cela en ouvrant les portes et les fenêtres du Medef pour oxygéner cette maison".

Le président de Michelin, Jean-Dominique Sénard, est donné comme le favori pour ce poste, mais les statuts de l'organisation patronale lui interdisent pour l'instant de se présenter, en raison de son âge : les candidats ne peuvent être âgés de plus de 65 ans le jour de l'élection. Or Jean-Dominique Sénard fêtera son soixante-cinquième anniversaire le 7 mars, soit environ quatre mois avant la date du scrutin.

"Que le meilleur gagne !" Lors de sa prochaine réunion lundi, le conseil exécutif du Medef doit se prononcer sur la question, en décidant par exemple d'interpréter ou de modifier les statuts, ce qui pourrait ouvrir la voie à sa candidature. "Si Jean-Dominique Senard se lance dans la compétition, ça ne me crée aucune difficulté", affirme Patrick Martin : "Que le meilleur gagne ! Il peut apporter quelque chose dans cette campagne par sa personnalité et son expérience et donc je ne souhaite pas fermer le jeu."