Le grand emprunt va doper la croissance

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Le grand emprunt va doper la croissance
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René Ricol, commissaire général en charge du grand emprunt, annonce les premiers effets "dès 2010".

"L’objectif c’est de faire 0,5 ou 0,6 % et peut-être 1% (de croissance) dans quelques années". René Ricol anticipe avec sérénité les retombées du grand emprunt, décidé juste après la crise financière de septembre 2008. "On a de l’argent qu’on va emprunter, on va l’investir et ca va rapporter plus que ce que nous aurons investi", a-t-il assuré jeudi sur Europe 1, avant d’ajouter : "C’est une certitude".

Doté de 35 milliards d’euros, le grand emprunt va être confié au trésor public, qui "les débloquera tranche par tranche, projet par projet, une fois que le Premier ministre aura donné son accord sur mon avis". Les projets à financer seront sélectionnés "par des opérateurs spécialisés" : "On ne crée rien de nouveau, il y a des agences qui existent déjà pour la recherche, le développement durable", "les gens sont habitués à travailler avec eux", précise René Ricol.

Mais le décideur final reste "le président de la République", détaille le commissaire général, qui en profite pour définir son rôle : "La cohérence sera assurée par la volonté du président du République qu’il y a ait à la fin un seul pilote dans l’avion, avec a coté de lui un copilote, moi je suis le copilote".

"Moi je ne fais pas de la subvention, je fais de l’investissement", rappelle René Ricol, qui espère que "dès 2010 on commencera à voir les premiers effets". "On a fait le plan de relance, maintenant on a solidifié, on fait ce qui va se passer pendant les 20 ans qui viennent", avance l’ancien médiateur du crédit, avec un budget de "35 milliards plus tout ce qu’on investit déjà chaque année dans le budget de l’Etat, donc c’est beaucoup plus que ça".

Parmi les secteurs nécessitant de lourds investissements, et donc visés par le grand emprunt, l’automobile ou l’aviation semble bien placés. Mais "ils ne recevront que si leurs projet créent de l’emploi", rappelle René Ricol, qui précise : "L’automobile, comme l’aéronautique, il faudra me démontrer qu’on ne s’occupe pas seulement des grandes structures, mais des sous-traitants".

Le choix des projets à financer ne sera influencé par des choix partisans, le commissaire général à l'investissement en charge du grand emprunt l’assure : "Je vais travailler avec toutes les régions, comme je l’ai fait dans la médiation du crédit, je m’occupe pas des couleurs politiques, c’est l’instruction que j’ai reçu du président".