Le droit de vote des étrangers "toujours à l'ordre du jour du PS"

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Le droit de vote des étrangers "toujours à l'ordre du jour du PS"
@ BORIS HORVAT / AFP
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Pour Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, le droit de vote des étrangers est "toujours à l'ordre du jour" de son parti. 

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a assuré mercredi que le droit de vote des étrangers non-communautaires aux élections locales était "toujours à l'ordre du jour" de son parti, même s'il n'est pas "à l'ordre du jour du gouvernement" d'ici 2017.

Ce qu'a dit Manuel Valls. Le Premier ministre Manuel Valls a répété mardi soir lors d'un débat à Sciences Po Paris que pour lui le droit de vote des étrangers, "ce n'est plus le sujet". "Cette promesse (du candidat Hollande), de toute façon, elle ne sera pas mise en oeuvre et je suis convaincu qu'elle ne sera pas re-proposée à la prochaine élection présidentielle parce qu'elle tend inutilement et que ce n'est plus le sujet", a-t-il martelé.

"Il est toujours à l'ordre du jour du Parti socialiste". Interrogé par l'AFP, M. Cambadélis a déclaré pouvoir "comprendre que ce sujet ne soit pas à l'ordre du jour du gouvernement mais il est toujours à l'ordre du jour du Parti socialiste et il adviendra un jour". "Il faut travailler l'opinion", selon lui. "Obtenir que les étrangers en situation régulière présents sur le sol français depuis plus de dix ans participent aux élections municipales n'est pas attentatoire à la République et est au contraire un moyen de la conforter", a estimé le Premier secrétaire.

"Faire progresser l'idée". Devant l'association des journalistes parlementaires, Christophe Borgel, secrétaire national du PS aux élections, a aussi rappelé sa position favorable au droit de vote des étrangers aux élections locales. Mais "il n'y a pas de chemin pour le faire" et "je ne vois pas ce qui peut faire pour qu'on en ait un d'ici 2017", a-t-il ajouté en référence à l'absence d'une majorité des 3/5e au Parlement réuni en congrès pour faire passer une telle réforme constitutionnelle. "J'ai fait partie des parlementaires qui se sont opposés à cette voie" du congrès où le projet aurait échoué, estimant que "si on le faisait, on enterrait durablement la question, et qu'il fallait faire une bataille dans la société pour faire progresser l'idée", a précisé M. Borgel.