Laurent Wauquiez remplace Nicolas Sarkozy à la présidence des Républicains

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Laurent Wauquiez remplace Nicolas Sarkozy à la présidence des Républicains
@ PATRICK KOVARIK / AFP
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Laurent Wauquiez devient le nouveau patron du parti Les Républicains, remplaçant ainsi Nicolas Sarkozy, candidat déclaré à la primaire de la droite et du centre.

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez remplace Nicolas Sarkozy à la présidence de LR et Eric Woerth est renommé au poste de secrétaire général du parti, selon un courrier de Nicolas Sarkozy adressé mardi aux adhérents.

Une rumeur confirmée. "J'ai demandé à Laurent Wauquiez, le vice-président délégué, d'assurer la présidence par intérim des Républicains, et à Eric Woerth d'en être le secrétaire général, conformément aux statuts", écrit Nicolas Sarkozy, qui a officialisé lundi sa candidature à la primaire de la droite et qui devait à ce titre quitter la présidence du parti. Cette configuration avait été évoquée en coulisses depuis plusieurs semaines. L'ancien ministre de l'Education Luc Chatel reste également président du conseil national du parti. 

Un parti remis sur les rails. Dans ce courrier, Nicolas Sarkozy se satisfait d'avoir fait de son parti, UMP rebaptisé Les Républicains à son arrivée, "la première formation politique de France", "avec plus de 265.000 adhérents". Il se félicite également d'avoir "redressé les comptes" et "permis de trouver les financements nécessaires pour que la primaire de la droite et du centre de novembre puisse se tenir". "Nous avons fait la démonstration d'une unité retrouvée, d'une famille rassemblée reprenant confiance en elle-même", écrit-il dans ce courrier de deux pages. "Nous avons entamé un travail de fond considérable qui nous a permis d'élaborer un projet au service d'une alternance franche et forte", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy a repris la présidence de l'UMP en automne 2014, un parti alors très affaibli après sa défaite à la présidentielle de 2012, la guerre Fillon/Copé pour la présidence qui a suivi et l'affaire Bygmalion qui avait poussé Jean-François Copé à quitter la présidence précisément.