Laurence Sailliet, candidate à la présidence LR : "il vaut mieux ne pas être trop connu"

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L'outsider dans la course à la tête du parti a expliqué que le fait de n'avoir jamais eu de mandat n'était "pas un handicap", samedi sur Europe 1. 

INTERVIEW

C'est la moins connue des trois candidats à s'être déclarés pour affronter Laurent Wauquiez, grand favori du scrutin interne qui devra désigner le nouveau président du parti Les Républicains en décembre. Aux côtés de l'ancien maire du Touquet, Daniel Fasquelle, et de l'ex-porte parole de François Fillon, Florence Portelli, Laurence Sailliet fait figure d'outsider mais entend bien obtenir les parrainages nécessaires pour faire entendre sa voix dans la campagne. Elle était l'invitée d'Europe 1, samedi matin. 

"Je suis une militante". "Je pense que pour le renouvellement, il vaut mieux ne pas être trop connu", explique la nutritionniste de 44 ans, battue à trois reprises aux élections législatives. "La première fois que je me suis présentée, j'ai rendu service à mon parti pour lui faire faire des économies pour des raisons de parité", justifie-t-elle. "Et ensuite, je suis sur une circonscription qui n'est pas ancrée à droite et qui se gagne avec l'élection présidentielle." Le fait de ne pas avoir eu de mandat n'est donc "pas un handicap" pour la quadragénaire. "Je suis une militante et je suis là pour représenter les militants". 

"Une droite qui met en avant les libertés". "La refondation part évidement d'une restructuration du parti, parce que nous devons intégrer les militants dans la gouvernance et dans le projet", poursuit Laurence Sailliet, qui entend prôner "une droite qui met en avant les libertés, la liberté d'entreprendre, la liberté aussi de choisir sa vie personnelle." La candidate dénonce ainsi la volonté de Laurent Wauquiez d'étendre le spectre des Républicains jusqu'à Sens Commun, mouvement politique issu de la Manif pour Tous. "Lorsque l'on cite comme partenaire de notre parti un mouvement qui exclut les autres, je ne pense pas qu'on va reconquérir le cœur des Français." Et d'asséner : "Il ne faut pas considérer comme acquise la victoire de Laurent Wauquiez."