Lagarde : croissance "stabilisée" au 3e trimestre

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Lagarde : croissance "stabilisée" au 3e trimestre
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La ministre de l’Economie a estimé, dimanche, qu’il faudrait attendre encore deux à trois mois avant d’espérer une reprise de l’emploi.

Confiance et satisfaction pour la ministre de l’Economie. Christine Lagarde s’est félicitée que la France soit un des seuls pays avec l’Allemagne et le Japon à sortir un taux de croissance positif (+0,3%) au deuxième trimestre 2009. "Cette croissance positive est due notamment à l’efficacité du plan de relance", a indiqué la ministre, invitée du Grand rendez-vous Europe 1-Le Parisien. Plusieurs indicateurs économiques "laissent penser" que la croissance se stabilisera au troisième trimestre, après être sortie du rouge au deuxième, a-t-elle ajouté.

Le gouvernement a injecté plus "d'un million d'euros dans l'économie pour relancer la croissance" mais il faudra "attendre deux à trois mois" pour voir "une reprise de l'emploi. "Il y a toujours un décalage entre reprise économique et reprise de l'emploi", a-t-elle justifié.

Interrogée sur la taxe carbone, Christine Lagarde a démenti l'existence de "couacs ou désaccords" au sein du gouvernement. "Nous sommes tous déterminés sur quelques principes", a-t-elle précisé. "Aujourd'hui, nous consommons 48 fois plus d'énergie qu'il y a cinquante ans", a expliqué la ministre de l'Economie en soulignant que "l'on était obligé de changer nos comportements". Le gouvernement est "en train de finaliser les arbitrages", qui seront annoncés "jeudi". "Tout ce qui sera prélevé sera rendu sans que le gouvernement se serve. L'État ne prélèvera rien au passage", a-t-elle précisé.

Les banques françaises restent sous étroite surveillance. La ministre leur a envoyé jeudi un courrier pour leur enjoindre de respecter leur engagement sur l'octroi de crédits aux entreprises et aux ménages. "Pour l’instant, je n’ai pas d’inquiétude majeure sur un écroulement du crédit à l’économie". "Ceci étant, je dis aux banques : examinez vos méthodes, revoyez vos stratégies, adaptez votre marketing, baissez vos taux là où c’est possible (...) parce qu’il est indispensable que les entreprises puissent trouver du crédit de trésorerie et d’investissement".

Enfin, la ministre a déjà réfléchi à un scénario précis de sortie de la prime à la casse : "Il faut qu’on sorte en biseaux, graduellement, sur une période de deux années fiscales et qu’on y associe bien un critère de sortie environnemental. Le chiffrage est en cours", a ajouté Christine Lagarde.