La Syrie divise Hollande et Poutine
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Le président russe était à l'Elysée vendredi, pour rencontrer François Hollande et parler de la Syrie.

Les deux hommes ont fait connaissance. Vladimir Poutine, le président russe, s'est rendu vendredi soir à l’Elysée pour y rencontrer François Hollande. L’homme fort de Moscou arrivait tout droit de Berlin, où il a rencontré la chancelière Angela Merkel et plaidé, avec elle, pour une "solution politique" en Syrie.

Hollande demande le départ d'Assad

Le thème était aussi au menu des discussions entre les deux hommes à l'Elysée. Lors d'une conférence de presse commune, François Hollande a asséné qu'il n'y avait "pas de solution possible" dans le pays sans le "départ" de Bachar al-Assad, son président, voyant là "un préalable pour la transition politique". Le président a aussi demandé des "sanctions" contre le régime syrien, et assuré qu'il connaissait "les risques de déstabilisation, avec les risques de guerre civile".

Vladimir Poutine, de son côté, s'est montré sceptique sur l'efficacité des sanctions. Le président russe, qui s'est jusqu'ici opposé à toute action résolue de l'ONU sur la Syrie, a aussi prévenu qu'il était "contre-productif" de déclarer que la mission de médiation de Kofi Annan était "vouée à l'échec".

Le cas Timochenko en Ukraine

Les deux présidents ont également évoqué un autre sujet : l'Ukraine et le cas de l'opposante Ioulia Timochenko. "Nous sommes d'accord. Sa place n'est pas en prison", a lancé François Hollande. Un accord qui demeure toutefois limité, puisque François Hollande a justifié son refus et celui de ses ministres de se rendre en Ukraine pour l'Euro-2012, quand Vladimir Poutine s'est dit opposé à un tel boycott.

"Je ne pense pas qu'il faille boycotter des évènements sportifs pour des raisons politiques", a lâché le président russe, qui a réitéré son offre de transférée Ioulia Timochenko en Russie pour un traitement médical.

La relation franco-russe renforcée

La relation franco-russe était aussi au programme et les deux présidents se sont mis d'accord pour réunir "rapidement" un "conseil économique et financier" pour "donner une nouvelle impulsion aux relations commerciales" entre Paris et Moscou. Puis, un "séminaire intergouvernemental" sera réuni, pour "renforcer les échanges économiques, commerciaux et les relations culturelles". François Hollande a précisé qu'il "envisageait" de se rendre en Russie au terme de ces réunions.