La nomination de Wauquiez à la tête des Républicains fait grincer des dents

  • A
  • A
La nomination de Wauquiez à la tête des Républicains fait grincer des dents
@ PATRICK KOVARIK / AFP
Partagez sur :

Ses opposants à la présidence de la région Auvergne-Rhône-Alpes fustigent une attitude désinvolte et "insultante" vis-à-vis de ses adversaires.

La nomination de Laurent Wauquiez à la tête du parti Les Républicains fait grincer des dents à Lyon, l'opposition régionale se demandant comment il réussira à s'occuper de la région Auvergne-Rhône-Alpes tout en étant député et président de parti.

"Un président de région à temps partiel". "La deuxième région de France sera gérée par mail depuis Paris, par un président de région à temps partiel. C'est un formidable pied de nez pour les auvergnats et les rhônalpins" à qui il avait promis que la région serait "sa priorité", regrette le groupe Socialiste, Démocrate, Écologiste et Apparentés dans un communiqué. Le Front national ironise lui sur "la résistible ascension du grand rouge qui fait tache" en référence à la parka rouge dont se pare Laurent Wauquiez lors de ses déplacements sur le terrain.

"La région, un marchepied pour Wauquiez". Pour le parti d'extrême droite, cette nomination "n'est guère une surprise. On se doutait depuis longtemps que la région ne serait qu'un marchepied pour M. Wauquiez". Et le FN de l'inviter à "choisir" entre la région et son parti. A 41 ans, Laurent Wauquiez a pris la présidence par intérim du parti dans la foulée de l'officialisation de la candidature de Nicolas Sarkozy à la primaire de la droite. Sur Twitter, il a fait part de sa "grande fierté": "Mon engagement sera total pour que notre mouvement reste en cette période le lieu du collectif", a-t-il assuré.



Il ne souhaite pas devenir ministre. Le très droitier nouveau patron des Républicains a connu une ascension fulgurante: député de Haute-Loire à 29 ans, membre du gouvernement à 32 et président de région à 40. Interrogé à de nombreuses reprises sur ses ambitions si son parti reprenait le pouvoir en 2017, il a toujours assuré qu'il ne souhaitait pas être ministre. A Lyon, ses premiers pas de président de région ont été critiqués de façon très virulente par l'opposition régionale qui fustige notamment une attitude désinvolte et "insultante" vis-à-vis de ses adversaires.