La Matinale de Julien Dray et Brice Hortefeux

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Brice Hortefeux, proche de Nicolas Sarkozy, et Julien Dray, porte-parole de Ségolène Royal, étaient les invités jeudi matin de la "Matinale des candidats" au micro de Jean-Pierre Elkabbach. Pour le premier, le candidat de l'UMP a "gagné" le débat de mercredi soir de l'entre deux-tours face à la candidate socialiste. Pour Julien Dray, les téléspectateurs ont pu découvrir "la vraie Ségolène".

Brice Hortefeux et Julien Dray ont participé jeudi matin à la Matinale des candidats sur Europe 1. Au micro de Jean-Pierre Elkabbach, ils ont défendu chacun leur tour la prestation télévisée "musclée" entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Julien Dray "Je pense que beaucoup ont découvert une Ségolène Royal qu'ils ne connaissaient pas bien", a débord expliqué Julien Dray. "Elle a été au fond d'elle-même. Pendant les vingt premières minutes, on a vu une Ségolène extrêmement compétente sur les questions économiques", a affirmé le porte-parole de la candidate socialiste. Au sujet du ton parfois agressif employé par la présidente de Poitou-Charentes pendant le débat, Julien Dray a déclaré : "C'est quoi l'agression ? C'est aller jusqu'au bout de ses convictions. C'est aussi pour ça qu'on est resté regarder jusqu'au bout le débat". "Hier soir, il s'est passé quelque chose. Elle n'est pas dans un calcul. Elle a acquis une stature et a une étoffe pour faire une bonne présidente", a conclu le député de l'Essonne. Brice Hortefeux "Julien Dray a raison. Le débat a été un moment de vérité utile. Car ils ont été eux-mêmes. Nicolas Sarkozy a été calme, constructif, modeste, précis. Ségolène Royal a été agressive, très souvent litanique, très imprécise, et parfois emportée". "Ce débat a donc été utile à la clarté et à la démocratie", a expliqué Brice Hortefeux. "Je pense qu'il a donné une image de sérénité. Nicolas Sarkozy a montré qu'il peut diriger sereinement le pays", a ajouté le lieutenant du candidat UMP. "La colère de Ségolène est une forme d'intolérance", a renchéri Brice Hortefeux. "Pour être chef d'Etat, il faut pas être cassant, méprisant, il faut connaître ses dossiers", a terminé le ministre délégué aux Collectivités Territoriales.