La déroute du MoDem

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La déroute du MoDem
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Avec 4% des suffrages, le parti de François Bayrou se marginalise. Il peut se maintenir dans 4 régions.

"Bien sûr, c'est un mauvais jour pour nous", a concédé François Bayrou. C’est sans conteste le grand perdant de la soirée. Avec 4% des suffrages, le MoDem, qui présentait des listes dans toutes les régions à l'exception de Languedoc-Roussillon, divise par deux le score qu’il avait obtenu aux élections européennes (8,45%).

Regardez le discours de François Bayrou :

Le MoDem arrive même derrière le Front de gauche (6%), opposant déclaré à "l'arc central" (alliance de la gauche, du centre et de la "droite sociale") prôné par François Bayrou. Le parti du centre dépasse les 5% dans quatre régions : Bretagne, Centre, Basse-Normandie et Corse. Dans les autres régions, les personnalités les plus emblématiques du MoDem ont été éliminées. C'est le cas en Rhône-Alpes où Azouz Begag, ex-ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances obtient 4,5%.

En Ile-de-France, Alain Dolium, poulain de François Bayrou et symbole de la nouvelle génération démocrate, plafonne à 4%, tout comme l'ex-secrétaire national des Verts Yann Wehrling en Alsace.

Jean Lassalle, le rescapé

Sur l'ensemble de la France, seul le député des Pyrénées-Atlantiques, Jean Lassalle, tire son épingle du jeu avec 10,43% des suffrages dans la région Aquitaine. Il pourra se maintenir au second tour comme il l'avait annoncé avant le premier tour. "J'aime les triangulaires, je gagne les triangulaires, je me shoote aux triangulaires", avait expliqué le bouillonnant élu.

A qui la faute ?

"C'est un résultat catastrophique pour le MoDem" et "ce n'est pas la responsabilité des militants", a réagi Corinne Lepage. "Cela ne remet par forcément en cause les valeurs du MoDem mais cela remet parfaitement en cause le président et sa stratégie", a-t-elle ajouté. A bon entendeur, salut.