La Corrèze, "baromètre" de Hollande

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La Corrèze, "baromètre" de Hollande
Le candidat socialiste toujours en tête dans les sondages avec 30% d’intentions de vote, selon l’enquête quotidienne Ifop-Fiducial pour Paris-Match publiée vendredi@ Reuters
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Le candidat socialiste à la présidentielle était à Tulle en Corrèze, vendredi.

C'était sa première apparition en Corrèze depuis son enfarinage. Lors de cette visite vendredi, François Hollande n'a pas échappé aux allusions à cet incident survenu mercredi lors du salon du logement à Paris.

"Ce n'est pas sous forme de poudre", lui lance-t-on lors d'une visite dans un laboratoire de produits cosmétiques. "Je pensais être arrosé en molécules particulières", rétorque alors avec humour François Hollande.

Plus efficace que les sondages

Ici, le candidat socialiste vient vérifier le lien qui l’unit aux Français, confie-t-il. Le maire de Tulle, Bernard Combes, lui apporte des photos à dédicacer. Depuis l'incident du Bourget, il en arrive 300 par semaine contre seulement 10 par mois précédemment. La Corrèze est le "baromètre politique" de François Hollande, plus efficace que tous les sondages.

"Vous viendrez me voir dans quelques semaines, après deux ou trois visites encore en Corrèze. Je vous dirai alors à ce moment-là, très précisément, si je peux être élu président", confie-t-il au micro d'Europe 1. "Je le saurai avant même que les électeurs ne votent", ajoute François Hollande. "Ce baromètre n'est pas au beau fixe pour le moment. Pour l'instant, on n'en est pas là. Mais il est stable avec une tendance à l'éclaircie", conclut le candidat à la présidentielle.

Deux autres visites prévues

Signe de ce frémissement, l’évêque de Tulle, Monseigneur Charrier, d’ordinaire muet sur ses intentions politiques, considère ouvertement qu’il pourrait voter François Hollande. "Ce sont des choses qui sont métaphysiquement possibles. Il n'y a pas d'incompatibilité", conclut Monseigneur Charrier.

D'autres visites de François Hollande sont d'ores-et-déjà prévues en Corrèze. Le candidat devrait revenir au moins deux fois avant l'élection présidentielle notamment pour le vote d’un budget de rigueur au Conseil Général. Un baromètre indispensable en pleine campagne électorale.