L’exécutif remobilise (un peu) son électorat

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L’exécutif remobilise (un peu) son électorat
Avec 23% d'avis favorables, François Hollande et Jean-Marc Ayrault regagnent chacun deux points de popularité en décembre@ REUTERS
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L’INFO POLITIQUE - Hollande et Ayrault remontent dans les sondages, surtout auprès des sympathisants socialistes.

Le sondage. Ca faisait longtemps que ca ne leur était pas arrivé. Avec 23% d'avis favorables, François Hollande et Jean-Marc Ayrault regagnent chacun deux points de popularité en décembre, dans le dernier baromètre IPSOS pour LePoint. Deux points, ce n’est pas grand-chose, mais c'est tout de même le signe que le chef de l’Etat est en train de remobiliser tout doucement les sympathisants socialistes. Et "la nouveauté, c’est que l’ensemble du gouvernement  profite de cette embellie", décrypte mardi Caroline Roux, l’éditorialiste d’Europe1.

Duflot et Peillon, les mal aimés. Les sondeurs, pourtant très prudents sur ce genre de baromètre, concèdent que les socialistes serrent (un peu) les rangs. "Quand Michel Sapin bondit de 20 points auprès des  sympathisants PS, il récolte les retombées des chiffres encourageants sur le chômage. Quand Christiane Taubira grimpe à la première place des personnalités de gauche préférés des socialistes elle engrange la mobilisation contre le racisme", détaille Caroline Roux.  Au tableau général, sur l’ensemble des Français, seuls Cécile Duflot et Vincent Peillon perdent du terrain. Pour l’éditorialiste d’Europe1, "c’est une sanction pour la patronne des verts engluée dans son congrès et une punition pour le ministre de l’Education nationale aux prises avec des grèves".

Une bouffée après l'apnée. Mais après des semaines où ils ont eu envie de "leur distribuer des paires de baffes, les socialistes reviennent à de meilleurs sentiments", envers leurs ministres.Une hausse de deux points pour les deux têtes de l’exécutif reste toutefois encore loin de constituer une vague. Et François Hollande et Jean-Marc Ayrault sont encore loin de sortir tambours et trompettes. "Il n’y a rien qui ressemble pour l’instant à un rebond, conclut Caroline Roux. Tout juste une bouffée d’oxygène avant les fêtes, après des mois en apnée".

À droite, ca ne va pas fort. De son côté, l’opposition déguste. "C’est du rouge, des chiffres en baisse pour les cadors, pour Fillon, Juppé, Copé. Seul Xavier  Bertrand sauve un point de hausse et Nicolas Sarkozy surnage ", explique Caroline Roux, qui définit l’opposition comme "convalescente, sans dessein collectif, et qui attend le jour ou Nicolas Sarkozy donnera le top départ de la course". Selon notre spécialiste, le pire est sans doute le score humiliant du patron de l’UMP. Jean François Copé, censé incarner le premier parti de droite, reste scotché à l’avant dernière place du classement… et se retrouve même derrière Manuel Valls auprès des sympathisants UMP.