L'Epad : et maintenant ?

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L'Epad : et maintenant ?
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Désormais seul candidat déclaré à la tête de l’Epad, le maire de Nanterre, Patrick Jarry, ne devrait pourtant pas en devenir le président.

Le désistement de Jean Sarkozy, laisse pour l’instant sans réponse la question de la présidence de l’Etablissement public d’aménagement de La Défense (Epad).Le fils du chef de l’Etat, élu vendredi administrateur, a déjà annoncé qu'il renonçait à briguer la fonction. Il ne reste donc qu’un candidat officiellement déclaré : Patrick Jarry, maire (PC) de Nanterre, dont la commune accueille la majeure partie du quartier de La Défense.

Le communiste Patrick Jarry bénéficie du soutien des socialistes Bertrand Delanoë et Jean-Paul Huchon : "C’est très clair. Je vais voter pour le maire qui a la plus grande surface du futur établissement sur sa commune", a affirmé le président de la région Île-de-France, vendredi sur Europe 1. Patrick Jarry, interrogé par Europe 1, s’est contenté de déclarer : "On verra."

C'est déjà tout vu, ou presque : la composition du Conseil d’administration de l’Epad semble interdire tout espoir à Patrick Jarry. En effet, le CA, chargé d’élire le président de l’établissement, compte neuf représentants de l’état, et neuf représentants des collectivités locales parmi lesquels quatre élus de droite, quatre élus de gauche et un président de chambre de commerce proche de Nicolas Sarkozy.

Le Parti socialiste des Hauts-de-Seine a suggéré, par la voix de son chef Pascal Buchet, "que la présidence puisse être confiée aux maires des communes concernées. On peut même imaginer une présidence tournante pour qu'aucun maire n'ait un leadership".

"Plusieurs options sont ouvertes pour la succession de Patrick Devedjian, a déclaré de son côté Benoist Apparu, ministre du Logement, dont le ministère est tutelle de l’Epad. Pourquoi pas un administrateur de l'Etat." Ce pourrait alors être, comme l’affirme le quotidien Le Mondevendredi, Jean-Marc Michel, jusqu’alors vice-président de l’Epad, qui s’est vu confier la présidence par intérim de l’établissement.

"Même s’il n’est pas déclaré, écrit Le Monde, Jean-Marc Michel, haut fonctionnaire nommé par le ministère de l'écologie il y a plusieurs mois, fait figure de candidat le mieux placé." Et s’il était nommé à la tête de l'EPAD, "ce ne serait que pour quelques mois".

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