L’appel du pied de Sarkozy à Borloo

  • A
  • A
L’appel du pied de Sarkozy à Borloo
"Jean-Louis a été mon ministre pendant près de cinq ans, ça a d'ailleurs été un très bon ministre, nous nous voyons très régulièrement", a déclaré Nicolas Sarkozy.
Partagez sur :

Le président-candidat a rendu mardi un hommage appuyé à son ancien ministre.

Le grand absent du meeting Villepinte bénéficie en ce moment de toutes les attentions du président-candidat. En marge d’un déplacement en Bretagne, Nicolas Sarkozy a rendu mardi un hommage appuyé à son ancien ministre et président du Parti radical, Jean-Louis Borloo en confiant qu'il serait "très heureux" de le voir "jouer un rôle dans (sa) campagne".

"Jean-Louis a été mon ministre pendant près de cinq ans, ça a d'ailleurs été un très bon ministre, nous nous voyons très régulièrement", a déclaré Nicolas Sarkozy à l'issue d'un déjeuner dans un restaurant routier de Châteaubourg.

"J’aime son originalité"

Selon les informations d’Europe 1, le rapprochement entre Jean-Louis Borloo, grand absent du meeting de Villepinte dimanche, et le président du Parti radicalet Nicolas Sarkozy pourrait se concrétiser vendredi, lors d’un déplacement du président-candidat en Seine-et-Marne. Déjà, samedi, le parti radical, réuni en congrès, avait officialisé son soutien "de principe" au candidat de l’UMP.

"Il s'est donné beaucoup de mal pour que le Parti radical me soutienne, et il sait que je serais très heureux qu'il joue un rôle dans ma campagne, je le lui ai toujours dit et il le fera", a expliqué mardi le président de la République. "Voilà, je vous le dis. C'est très simple, c'est très clair, et en plus, c'est quelqu'un que j'apprécie à titre personnel parce que j'aime son originalité et, prenez-le comme un compliment, pas comme une réserve", a insisté le candidat de l'UMP.

"Des sujets qui l’intéressent"

De son côté, l'ex-ministre de l'Ecologie s'est félicité des propositions formulées lundi soir par Nicolas Sarkozy sur TF1, estimant que ces mesures allaient "dans le sens d'une France forte et juste, conformément aux vœux des radicaux". L'ex-ministre a précisé à Europe 1 qu'il s'agit d'avancées sur des sujets qui l"'intéressent", comme celui de  la "rénovation banlieues". Mais pour l’instant, rien de suffisant pour envisager un déplacement du président du Parti radical à un meeting commun avec Nicolas Sarkozy. "Il faudra que ce soit compatible", a précis" Jean-Louis Borloo.

L’ex-ministre de l’Ecologie prévoit d'ailleurs de formuler de nouvelles "exigences" à présenter au président-candidat, comme la création d'un grand plan de soutien aux familles surendettées. Si de telles revendications étaient d'aventure prises en compte par l'actuel chef de l'Etat, Jean-Louis Borloo pourrait alors accepter de figurer à ses côtés avant le premier tour.