Karoutchi sur la déchéance de nationalité : "j'aurais préféré que Hollande passe par le réferendum"

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Le sénateur LR des Hauts-de-Seine était l'invité d'Europe 1 samedi 2 janvier, et s'est exprimé sur l'état d'urgence, la déchéance de nationalité ainsi que le service militaire. 

INTERVIEW

Pourquoi pas un référendum ? Roger Karoutchi s'est dit favorable à la déchéance de nationalité pour les binationaux. "J'étais pour la prolongation de l'état d'urgence, pour la déchéance de nationalité pour les binationaux. Par définition, le terroriste s'il veut se faire sauter, il n'en a rien à faire du droit pénal, n'en a rien à faire de rien. C'est une mesure symbolique pour l'ensemble de la nation à qui on dit 'on veut faire la guerre au terrorisme', et à qui on dit 'les gens qui font ça ce n'est pas la nation'", a-t-il expliqué. "J'aurais préféré que le président passe par le référendum plutôt que par la voie parlementaire", a-t-il toutefois ajouté. 

Rétablir le service militaire. Le sénateur LR a également été interrogé sur d'autres mesures, notamment sur l'élargissement du service civique : "Je n'y suis pas hostile, s'il y a un projet de loi du gouvernement là-dessus, et qu'il est financé et bien organisé, je le voterais". Faut-il aller jusqu'au rétablissement du service militaire ? "Peut-être", a estimé le sénateur LR, rappelant qu'il n'était pas un partisan de sa suppression. "Quand je vois ce que l'on dit sur les jeunes, mal intégrés, fanatisés, interessés par Daesh, on se dit que le service militaire avait au moins l'avantage que toute une classe d'age soit ensemble pendant un an", a-t-il ajouté.  

"Un âge limite pour 2017". Interrogé sur 2017, Roger Karoutchi a regretté qu'on "n'ait pas fixé d'âge limite pour se représenter". Réagissant au sondage publié samedi dans Le Parisien / Aujourd'hui en France et selon lequel trois Français sur quatre (74%) ne souhaitent pas que François Hollande et Nicolas Sarkozy soient candidats à la présidentielle de 2017, le sénateur LR a estimé que "si Nicolas Sarkozy et François Hollande souhaitent se représenter, ils doivent faire du job, du boulot, à la fois sur les projets et sur la manière d'être". "Mais je me rappelle aussi -et c'est l'avantage de ne pas avoir 25 ans- des sondages de 1994 et 1995, où on disait qu'entre 10 et 15% des Français seulement voulaient la candidature de Jacques Chirac, qui a par la suite gagné", a-t-il ensuite relativisé.