Jospin : Sarkozy utilise "l'arme du mensonge"

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Jospin : Sarkozy utilise "l'arme du mensonge"
"François Hollande mène une bonne campagne sur des thèmes justes", a souligné Lionel Jospin.@ EUROPE1
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Sur Europe1, l'ex-leader socialiste a dénoncé samedi son usage "délibéré" du mensonge.

"Le président de la République a utilisé systématiquement, ces derniers jours, l'arme du mensonge", a dénoncé l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin, samedi, dans l'émission C'est arrivé cette semaine, sur Europe1.

"Un usage délibéré du mensonge"

"C'est quelque chose qui me préoccupe parce qu'il ne s'agit pas d'exagération ou d'outrance, il s'agit d'un usage délibéré du mensonge par exemple à propos des appels délibérés de mosquées à voter soi-disant François Hollande", a insisté Lionel Jospin. Pour l'ancien candidat socialiste à la présidentielle, "le candidat-président sortant se dépouille même de ce qui doit être l'essence de la mission dans la vie politique c'est à dire le respect de la vérité".

Interrogé sur la rhétorique de Nicolas Sarkozy et de François Hollande à l'adresse des électeurs du FN, Lionel Jospin a estimé que "les deux candidats" n'utilisaient "pas les mêmes mots". "Le président sortant cultive les peurs d'un certain nombre d'électeurs du FN alors que François Hollande, au contraire, essaye de leur dire qu'il y a des espoirs possibles", a souligné le socialiste.

Pour lui, la façon dont François Hollande mène sa campagne, "ne provoque pas de troubles à gauche" et "n'émeut pas les républicains alors que c'est tout à fait différent de la façon dont Nicolas Sarkozy accentue son cours de campagne".

Le FN à 18% "après le quinquennat de Sarkozy"

Le socialiste a aussi appelé à constater qu'"il y a cinq ans, le FN était à 10% et qu'après le quinquennat de Sarkozy il est à 18%".

L'ancien candidat socialiste à la présidentielle de 2002, a confié "s'identifier à François Hollande". "Il mène une bonne campagne sur des thèmes justes", a t-il insisté. Interrogé sur le fait que François Hollande était en passe de réussir ce qu'il n'avait pas su faire en 2002, Lionel Jospin a estimé qu'il faisait "ce que je n'ai pas pu faire" du fait, selon lui, de la division "à l'extrême" de la gauche à l'époque.

A propos de l'issue du second tour, le socialiste a affiché sa confiance : "les éléments d'un succès sont disposés sur l'arène démocratique, c'est au peuple français de les rassembler dimanche prochain pour qu'il y ait victoire", a-t-il déclaré.