Jean Sarkozy roule pour Devedjian

  • A
  • A
Jean Sarkozy roule pour Devedjian
@ MAXPPP
Partagez sur :

Le fils cadet du président a annoncé son soutien à Patrick Devedjian pour présider les Hauts-de-Seine.

Nouveau rebondissement dans le feuilleton des Hauts-de-Seine, "univers impitoyable" de la droite. Jean Sarkozy, lui-même conseiller général du 92, a annoncé lundi soir à l’AFP qu’il soutenait Patrick Devedjian pour la présidence du Conseil général du département.

Motif de ce retournement de situation, invoqué par les deux hommes dans une déclaration conjointe, "la nécessité d'union des différentes familles de la droite républicaine et d'apaisement du climat politique". Une volonté d’apaisement qui fait suite à la défaite de la sarkozyste Isabelle Balkany, candidate à la succession de Patrick Devedjian, dans le canton de Levallois-Sud, dimanche au second tour des cantonales.

Patrick Devedjian, lui, a remporté son canton de Bourg-la-Reine dimanche. "J’ai survécu", s’est-il exclamé juste après la publication des résultats. Il faut dire que les ténors sarkozystes des Hauts-de-Seine n’avaient pas été tendres avec lui ces derniers temps.

"Une nouvelle page de la politique dans les Hauts-de-Seine"

Mais, au lendemain de la défaite électorale de l’UMP dans l'ensemble de la France, Patrick Devedjian et Jean Sarkozy ont appelé leur camp à "se rassembler afin d'écrire une nouvelle page de la politique dans les Hauts-de-Seine".

Selon les informations du Figaro, les deux nouveaux alliés ont conclu l’affaire lundi en fin d’après-midi à l’Elysée, où ils se sont retrouvés autour de Nicolas Sarkozy. Pour sceller définitivement cette très politique réconciliation, le groupe UMP doit se réunir mercredi à Nanterre.

Les Hauts-de-Seine doivent être, selon la déclaration conjointe, "un pilier exemplaire de la politique du gouvernement et de l'action du président de la République", "à la veille d'échéances politiques décisives pour l'avenir de notre pays". Difficile de dire plus clairement que cette réconciliation s’inscrit dans une stratégie électorale en vue de 2012.