Jean-Marie et Marine Le Pen accusés d'avoir sous-évalué leur patrimoine

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Jean-Marie et Marine Le Pen accusés d'avoir sous-évalué leur patrimoine
@ AFP
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La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a trouvé des inexactitudes dans les déclarations de patrimoine immobilier de Marine et Jean-Marie Le Pen. Le parquet financier est saisi. 

La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a transmis au parquet financier les déclarations de patrimoine établies en 2014 par Jean-Marie et Marine Le Pen qu'elle juge manifestement sous-évaluées. Les Le Pen étaient tenus de remplir ces documents en leur qualité de députés européens.

Un patrimoine sous-évalué d'environ 60%. Selon les informations d'Europe 1, Jean-Marie et Marine Le Pen auraient sous-évalué leur patrimoine d'environ 60%. Certains biens immobiliers détenus en commun (la propriété de Montretout à Saint-Cloud et la résidence à Rueil-Malmaison) font partie du patrimoine sous-évalué par le fondateur du Front National et sa fille, actuelle présidente du parti. Cette sous-évaluation de leur patrimoine s'élèverait à plus d'un million d'euros pour Jean-Marie Le Pen et plusieurs centaines de milliers d'euros pour Marine Le Pen. 



 

"Il existe un doute sérieux quant à l'exhaustivité, l'exactitude et la sincérité de leurs déclarations, du fait de la sous-évaluation manifeste de certains actifs immobiliers détenus en commun par M. Jean-Marie Le Pen et Mme Marine Le Pen et, par ailleurs, de l'omission de biens mobiliers par M. Jean-Marie Le Pen", déclare la Haute Autorité dans un communiqué publié lundi.

Que risquent les Le Pen ? En application de l’article 40 du Code de procédure pénale, la Haute Autorité a jugé nécessaire de porter ces faits, susceptibles de constituer des infractions pénales, à la connaissance du procureur de la République financier et lui a transmis l’ensemble des deux dossiers. Si l'infraction est établie par le parquet financier, Jean-Marie et Marine Le Pen risquent jusqu'à 45.000 euros d'amende, trois ans de prison et dix ans d'inéligibilité au titre de la loi pour la transparence de la vie publique adoptée après l'affaire Cahuzac.

Un recours devant le Conseil d'Etat. Marine Le Pen a indiqué lundi avoir fait un recours auprès du Conseil d'Etat pour contester la décision de la Haute Autorité. La présidente du FN dénonce "une volonté de nuire désormais systématique et outrancière".