Jean-Christophe Lagarde : avec Macron "il y a des convergences"

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Jean-Christophe Lagarde, invité mercredi d'Europe 1, souhaite construire pour 2017 une coalition qui dépasse "l’unité des centristes et des Républicains".

INTERVIEW

Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, continue de tendre la main à Emmanuel Macron, il a d’ailleurs rencontré personnellement l’ex-ministre de François Hollande il y a une dizaine de jours.

Rapprochement et interrogations. "Il y a des convergences, sur l’Union européenne et la nécessité de la relancer, il y a des convergences sur des points d’économie", reconnait le centriste, invité mercredi de la matinale d’Europe 1, avant néanmoins de nuancer : "Il y aussi des interrogations, parce que je ne sais pas, par exemple, ce qu’il dit sur l’Éducation, sur l’autorité de l’Etat et sur la Justice".

De la politique "derrière les rideaux". "Pour la première fois quelqu’un qui vient de la gauche est prêt a discuter avec la droite et le centre. J’ai trouvé ridicule ceux qui lui ferment la porte", a estimé le maire de Drancy. "Ce genre de posture politique, qui revient à faire de la politique dans les couloirs, derrières les rideaux, ce n’est pas une bonne chose".

Construire une coalition. Ce mercredi doit être donné le coup d’envoi de la campagne officielle de la primaire de la droite, après publication, par la Haute autorité, de la liste définitive des candidats en lice. "Après la primaire, nous rencontrerons le vainqueur, et s’il y a une coalition à construire et s’il partage notre vision nous pourrons le soutenir", explique Jean-Christophe Lagarde qui plaide pour une union capable de dépasser le seul camps de la droite. "Sinon nous assumerons notre différence à la présidentielle et aux législatives", ajoute-il.

"Nous voulons une coalition et une coalition encore plus large que l’unité des centristes et des Républicains. On a vu, sous Nicolas Sarkozy et sous François Hollande, qu’avoir une majorité absolue à l’Assemblée nationale ne permettait pas de diriger le pays", observe-t-il.