"J'ai la tête d'un moule ?" : Emmanuel Macron défend l'ENA

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"J'ai la tête d'un moule ?" : Emmanuel Macron défend l'ENA
Samedi, à Clermont-Ferrand, Emmanuel Macron s'est défendu d'être entré "dans un moule" lors de sa formation à l'École nationale d'administration (ENA).@ AFP
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Le candidat à la présidentielle a défendu samedi à Clermont-Ferrand, l'École nationale d'administration dont il est issu et a réfuté être entré "dans un moule". 

Le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron s'est défendu samedi à Clermont-Ferrand d'être entré "dans un moule" lors de sa formation à l'École nationale d'administration (ENA), "une école de la République" qu'il refuse "d'attaquer".

L'éloge de la méritocratie. "J'ai la tête d'un moule ? Vous trouvez ? Je vous donne le sentiment d'être fait dans un moule? Ben, l'ENA ce n'est pas un moule, c'est un moule pour qui veut le devenir", a déclaré à la presse l'ancien ministre, lors de sa visite du marché Saint-Pierre dans le centre-ville de Clermont-Ferrand, après qu'un passant lui a reproché d'être "un produit du système".

"Avant que ce soit l'ENA, c'était quoi? C'était le recrutement par copinage, par concours de bonnes manières, parce qu'on avait un parent ou un cousin qui était déjà dans la fonction publique. Moi, je préfère les concours de la République, ils sont méritocratiques", a considéré Emmanuel Macron.

Des épreuves qui "creusent les injustices". Voulant "défendre" cette école prestigieuse, l'ex-ministre de l'Économie a préféré dénoncer le système scolaire actuel "plus déterministe qu'il y a vingt ans". "Le vrai scandale, ce n'est pas l'ENA. C'est qu'il y a moins d'enfants de paysans ou d'ouvriers qui arrivent à l'ENA", reconnaît-il. "Les épreuves qui sont mises au concours d'entrée parfois creusent encore ces injustices. C'est contre ça que je veux me battre", a-t-il fait valoir, avant de pointer du doigt "certains hauts fonctionnaires trop protégés".

"Ça, il faut le revoir mais pas en les stigmatisant. Il faut simplement qu'ils aient les mêmes règles que les autres, qu'ils aillent prendre aussi des risques", a estimé Emmanuel Macron.