Jacques Attali ne "croit pas s'être trompé" en présentant Macron à Hollande

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L'économiste et écrivain a indiqué, mercredi sur Europe 1, qu'il était toujours en contact avec l'ancien ministre de l'Économie.

INTERVIEW

L'un était le mentor, l'autre le protégé. Et finalement, le second s'est affranchi de la tutelle du premier. Les relations entre Jacques Attali et Emmanuel Macron sont pour le moins ambivalentes. L'économiste et écrivain tient visiblement en haute estime celui qu'il a contribué à placer dans le monde politique, sans le soutenir pour 2017. "Comme il est de talent, j'ai fait en sorte qu'il puisse exprimer son talent", a-t-il confirmé mercredi sur Europe 1, dans l'émission Ça pique mais c'est bon.

Avec Macron, "on se parle". Lui qui a présenté Emmanuel Macron à François Hollande en 2010 ne regrette rien. "Je ne crois pas m'être trompé, c'était bien pour l'un et pour l'autre." Il est d'ailleurs toujours en contact avec le fondateur d'En Marche! : "on se parle." Mais dans le même temps, Jacques Attali n'approuve pas la démarche d'Emmanuel Macron de se lancer dans la course à l'Élysée. D'abord parce qu'il considère qu'il n'a "pas de programme, d'ambition, de vision, de projet de long-terme". Un reproche que l'économiste adresse d'ailleurs à tous les candidats à la présidentielle, à l'exception de François Fillon. Pour lui, le candidat de la droite "a un programme. Flou, mais malgré tout un programme".

"Macron devrait participer à la primaire. D'autre part, Jacques Attali reproche à son ancien protégé de ne pas participer à la primaire de la gauche. "Je pense que Macron et Mélenchon devraient participer", a-t-il déclaré. Selon lui, s'ils ne le font pas, c'est le premier tour de la présidentielle qui servira de primaire. Et la gauche perd donc ses chances de se retrouver au second tour. De manière générale, l'économiste est donc très critique à l'égard des prétendants à l'Élysée. "J'ai l'impression que la campagne se déroule de telle façon que la seule manière de se garantir un poste de conseiller général, c'est d'être candidat à l'élection présidentielle."