Immunité levée pour Guérini et Navarro

  • A
  • A
Immunité levée pour Guérini et Navarro
@ MAXPPP
Partagez sur :

Le bureau du Sénat a autorisé jeudi la levée de l'immunité parlementaire des deux sénateurs.

Le Sénat a tranché : la chambre haute a autorisé jeudi la levée d'immunité parlementaire concernant les sénateurs socialiste et apparenté Jean-Noël Guérini et Robert Navarro.

Les deux hommes sont mis en cause dans des affaires judiciaires différentes depuis plusieurs mois. La levée de leur immunité a été demandée par deux magistrats du Sud de la France et transmise le 27 février au Sénat. Europe1.fr revient sur leurs cas respectifs :

Le cas Guérini. Le sénateur des Bouches-du-Rhône et président PS du Conseil général est mis en examen depuis le 8 septembre dans une affaire de marchés publics impliquant son frère Alexandre, patron de décharges. Il est poursuivi pour trafic d'influence, prise illégale d'intérêt et association de malfaiteurs

La levée de son immunité permettrait de le contraindre, par la délivrance d'un mandat d'amener et le recours à la force publique, à répondre aux convocations et aux questions du juge d'instruction marseillais Charles Duchaine. Convoqué le 15 février dernier, le sénateur a en effet refusé de répondre aux questions du magistrat, réclamant un dépaysement du dossier au motif d'une trop grande médiatisation de l'affaire.

Depuis, le magistrat a toutefois pu interroger l'élu, le 2 mars, ce qui rend la demande de levée d'immunité "de facto sans objet" aux yeux de Jean-Noël Guérini et de ses avocats.

Le cas Navarro. Exclu du PS début 2010 pour son soutien à Georges Frêche, Robert Navarro est visé par un dossier d'abus de confiance touchant aux frais de fonctionnement de la fédération PS de l'Hérault. La juge d'instruction montpelliéraine Sabine Leclercq envisage des mesures coercitives à l'encontre du sénateur, en l'occurrence un placement sous contrôle judiciaire après mise en examen, selon une source proche du dossier.

Robert Navarro faisait partie de l'équipe de campagne de François Hollande dans l'Hérault pour la primaire socialiste à l'automne 2011. Dix de ses proches ont été entendus et son épouse a été mise en examen en janvier dans cette affaire, déclenchée par une plainte du PS en avril 2011.

Ces deux affaires, ainsi que celle du député du Pas-de-Calais Jean-Pierre Kucheida, visé lui aussi par des accusations de malversations, embarrassent le PS depuis plusieurs mois dans la perspective des élections.