Il faut "un pacte national pour la jeunesse"

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Il faut "un pacte national pour la jeunesse"
@ EUROPE 1
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Rama Yade estime que le gouvernement a été actif sur le sujet mais qu’il faut en faire plus.

“On est à l’écoute (…), il ne faut pas balayer leurs revendications, leurs inquiétudes ou leurs aspirations d’un revers de la main“, a déclaré Rama Yade, mercredi sur Europe 1, au sujet du mouvement lycéen contre la réforme des retraites, qui a généré de nombreux débordements.

“Deux tiers des jeunes ne font pas confiance aux hommes politiques, qu’ils soient de gauche ou de droite", "il y a un fossé, ce n’est pas lié à ce gouvernement-là, cela fait 20 ans que ça dure“, a poursuivi la secrétaire d’Etat aux Sports.

“Ce gouvernement a fait des choses pour les jeunes“

"Ce gouvernement a fait des choses pour les jeunes : je pense à l’autonomie des universités, le service civique, le RSA…, il y a des mesures. Mais je crois qu’il faut présenter ces mesures, non pas comme une nécessité de la réforme pour la réforme, mais il faut dire que c’est fait pour les jeunes", a réagi Rama Yade face aux reproches selon lesquels le gouvernement néglige le dossier des jeunes.

“Je crois qu’il est important aujourd’hui (…) de faire un pacte national pour la jeunesse de France“, a-t-elle ensuite proposé.

“Leur mobilisation parle d’avantage de l’inquiétude qu’ils ressentent pour leur avenir que pour la question des retraites“, a-t-elle ensuite ajouté.

Rama Yade en froid avec Hortefeux

La secrétaire d’Etat aux Sports vient de publier un livre, Lettre à la jeunesse, dans lequel elle défend l’organisation "d’assises de la jeunesse". Qu’en pense Nicolas Sarkozy ? “Il a accusé réception (…), il m’a dit qu’il allait le lire“, a répondu Rama Yade.

Si elle a envoyé un exemplaire de son livre à François Fillon, Valérie Pécresse ou encore Luc Chatel, Brice Hortefeux n’y a pas eu droit. “Je n’en avais plus“, a-t-elle prétexté, avant de livrer le fond de sa pensée : “J’en ai envoyé à ceux qui sont aux prises directement avec les questions de jeunesse avec l’angle sous lequel je l’aborde“.

“Je n’accepte pas non plus les dérapages verbaux ou l’association directe entre immigration et délinquance“, a-t-elle ensuite lâché. Rama Yade cultive donc sa différence, et encore plus depuis le discours de Grenoble, mais elle tient à préciser : “je ne suis pas en dehors du gouvernement au point de m’adresser à eux comme à une entité extérieure“.