Hollande salue le "succès" du retour du Mont-Saint-Michel à la mer

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Hollande salue le "succès" du retour du Mont-Saint-Michel à la mer
François Hollande au Mont-Saint-Michel le 31 octobre 2015.@ CHARLY TRIBALLEAU / AFP
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François Hollande a salué samedi au Mont-Saint-Michel "le succès" du rétablissement de son caractère maritime, qui redonne au site son insularité.

François Hollande a salué samedi au Mont-Saint-Michel "le succès" du rétablissement de son caractère maritime, qui redonne au site son insularité. Le président de la République a également appelé à "la solidarité de l'Etat" pour sa préservation future.

Succès des travaux. "Vous avez ici un site exceptionnel (...) vous y habitez mais vous en avez aussi la responsabilité, vous devez lui garder, avec les élus qui vous accompagnent, son caractère singulier, unique au monde, vous devez avoir la solidarité de l'Etat", a déclaré le président de la République en visite éclair au Mont-Saint-Michel pour inaugurer le rétablissement de son caractère maritime.

Le chef d'Etat a salué le "succès" des travaux, initiés en 2006 après une étude de projet de près de dix ans, symbole de la "noblesse de l'action collective" entre élus "au-delà des sensibilités, des alternances et des territoires".

Un chantier de 185 millions d'euros. La conclusion de ce gigantesque chantier, d'un budget public de 185 millions d'euros, permet désormais à la mer de ceinturer le Mont-Saint-Michel près de la moitié de l'année. Et baigner le pied du rocher, recouvrant ainsi une partie de l'esplanade, une vingtaine de jours par an.

"Les touristes sont pour beaucoup des étrangers". Rappelant la vocation touristique de la France, François Hollande a jugé qu'il fallait "s'ouvrir aux autres parce que les touristes sont pour beaucoup des étrangers" et que "si on n'aime pas les étrangers, c'est difficile de vouloir développer le tourisme, c'est difficile d'être attractif".

"Si on veut protéger ses frontières, ce sera le cas si nous sommes menacés, mais nous ne sommes pas menacés par les touristes, par les visiteurs et s'ils ne voient pas dans notre pays une grande nation ouverte ils se détourneront nécessairement", a lancé le chef d'Etat faisant une allusion à peine voilée au Front national à cinq semaines des élections régionales.