Hollande, pas encore candidat, déjà en campagne

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Hollande, pas encore candidat, déjà en campagne
@ STEPHANE MAHE / POOL / AFP
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Après la visite d’un centre d’accueil samedi à Tours, le chef de l’Etat a déjeuné avec des militants socialistes à Blois. A l’Elysée, on assume cette nouvelle phase. 

La transformation est de plus en plus visible. "François Hollande président" laisse la place à "François Hollande candidat". La journée de samedi en a donné une parfaite illustration. Après avoir visité un centre d’accueil pour réfugiés et participé au congrès des sapeurs-pompiers à Tours, le chef de l’Etat s’est arrêté sur l'aire d'autoroute de Blois Villerbon, pour un petit bain de foule. Puis il a déjeuné à Blois, dans un bar, avec une soixantaine de militants, sympathisants et élus. Une heure et demi de questions-réponses à la bonne franquette, selon les participants, qui décrivent un François Hollande plus motivé que jamais.

Réagir à Macron et Montebourg. Bref, un samedi qui avait tous les atours d’une journée de campagne. D’ailleurs, dans l’entourage du président, on assume parfaitement cette nouvelle phase. On explique qu’il n’est plus question de laisser Emmanuel Macron et Arnaud Montebourg faire prospérer leur petite entreprise sans riposter.

Installer un duel avec Sarkozy. Pour autant, les deux candidats de gauche ne sont pas l’objet de l’attention du chef de l’Etat. Car la contre-attaque de François Hollande consiste à tout faire pour installer un duel avec Nicolas Sarkozy. Le candidat à la primaire Les Républicains est la cible quasi-exclusive du président de la République. Et question emploi du temps, c’est presque du marquage à la culotte. Dimanche, en fin de matinée, ils seront tous deux aux Invalides pour un hommage aux Harkis. Lundi, François Hollande se rendra à Calais, quelques jours après le passage de son prédécesseur.

Sarkozy ironise. Ce qui a donné l’occasion à Nicolas Sarkozy d’ironiser. "Il a fallu que j'y aille, pour apprendre qu'il allait y aller aussi, alors qu'il n'y a pas mis les pieds depuis cinq ans", a lâché le candidat à la primaire de la droite samedi soir. La revanche de 2012 est lancée.