Hollande : les musulmans sont les "premières victimes du fanatisme"

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Hollande : les musulmans sont les "premières victimes du fanatisme"
@ IAN LANGSDON / POOL / AFP
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VIDÉO - Le chef de l'Etat a prononcé un discours à l'Institut du monde arabe.

L'INFO. La grande concorde nationale commence déjà à voler en éclats. Quelque 50 procédures pour apologie du terrorisme ont été ouvertes depuis une semaine. Sans oublier la multiplication d'actes malveillants dirigés contre les mosquées. Une situation qui a poussé François Hollande à adresser un message à la communauté musulmane, sous la forme d'un discours prononcé jeudi à l'Institut du monde arabe, à l'occasion de l'inauguration du forum sur "les renouveaux du monde arabe".

A la tribune, le chef de l'Etat a d'abord estimé que les musulmans sont les "premières victimes du fanatisme, du fondamentalisme et de l'intolérance". L'islamisme radical, qui frappe d'abord les musulmans, "s'est nourri de toutes les contradictions, de toutes les influences, de toutes les misères, de toutes les inégalités, de tous les conflits non réglés depuis trop longtemps", a dit le chef de l'Etat.

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"Les Français de confession musulmane ont les mêmes droits, les mêmes devoirs". Conscient des inquiétudes actuelles de la communauté musulmane, François Hollande a surtout souhaité les rassurer en rappelant que "l'islam est compatible avec la démocratie, que nous devons refuser les amalgames et les confusions. Et d'abord en France. Les Français de confession musulmane ont les mêmes droits, les mêmes devoirs, que tous les citoyens. Ils doivent être protégés. La laïcité y concourt car elle respecte toutes les religions".

"Face à la terreur, nous sommes unis". François Hollande a également évoqué la photo d'une journaliste syrienne brandissant, dans les ruines d'Alep, une pancarte "Je suis Charlie". "Face à la terreur, nous sommes unis", a réagi François Hollande. "Quel plus beau symbole que de marquer cette solidarité dans le malheur et cette résistance qu'elle exprimait pour faire lever l'espérance", a dit le chef de l'État. "Nous sommes tous Charlie" a par ailleurs été apposé en lettres rouges en français et en arabe sur la façade de l'IMA, (photo ci-dessus), vaste bâtiment en bord de Seine.