Hollande est le "fossoyeur" du modèle social français, dit Juppé

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Hollande est le "fossoyeur" du modèle social français, dit Juppé
Le maire de Bordeaux s'exprimait devant une assemblée d'environ 2.500 personnes.@ LOIC VENANCE / AFP
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François Hollande "ose se présenter comme le gardien du modèle français, alors que, son inaction, son impuissance, ses mensonges, en font le fossoyeur !", a lancé Alain Juppé mercredi.

Alain Juppé a qualifié mercredi le président François Hollande de "fossoyeur" du modèle social français lors de son premier meeting en Bretagne dans le cadre des primaires de la droite en vue de l'élection présidentielle de l'an prochain.

"Hollande a érigé la méthode Coué en principe de gouvernement". "Le président de la République actuel a érigé la méthode Coué en principe de gouvernement", a lancé le maire de Bordeaux devant une assemblée d'environ 2.500 personnes venues de Bretagne, mais aussi de Normandie et des Pays de la Loire. "Il ose se présenter comme le gardien du modèle social français alors que son inaction, son impuissance, ses mensonges, en font le fossoyeur ! Ceux qui expliquent que je veux mettre à bas le modèle français, ce sont ceux-là mêmes qui le détruisent", a t-il ajouté.

Le gouvernement, une "pétaudière". Alain Juppé a également dénoncé "la pétaudière" qu'est devenu selon lui le gouvernement, à la suite notamment de prises de position divergentes sur le sort de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ironisant aussi sur le titre du dernier livre de confidences accordées par François Hollande à des journalistes. "Il faut restaurer la dignité et l'autorité de la fonction présidentielle, tous ceux qui assurent le maintien de l'ordre et la sécurité des Français y ont droit", a t-il déclaré, après avoir apporté "soutien et considération" aux policiers "face aux épreuves qu'ils traversent".

"Mon ennemi à moi, c'est le chômage !". L'ancien Premier ministre, favori des primaires dans les sondages d'opinion et qui espère conquérir un électorat démocrate chrétien largement présent dans l'Ouest, s'est également démarqué de l'actuel locataire de l'Élysée en déclarant : "Mon ennemi à moi, c'est le chômage !". Il s'est proposé, s'il est élu, de "libérer le monde économique des carcans qui l'entravent", notamment par la diminution de la fiscalité "qui pèse sur les entreprises" ou encore la "libre négociation du temps de travail".