Hollande chiffre son projet

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Hollande chiffre son projet
François Hollande a présenté son projet jeudi.@ REUTERS
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Le candidat socialiste a fait jeudi matin un discours très attendu sur ses propositions.

François Hollande se verrait-il déjà à l’Elysée ? Au détour d’une phrase, le candidat socialiste a employé le mot "prédécesseur" pour désigner le gouvernement actuel, lors de son discours de présentation de son projet. Jeudi, François Hollande a insisté sur le financement de ses propositions, affirmant que "toutes les mesures présentées étaient intégralement financées". "Je ne promets que ce que je suis capable de tenir, pas plus, pas moins", a-t-il lancé devant les journalistes venus nombreux écouter ce discours très attendu.

François Hollande dit pouvoir trouver 29 milliards d’euros pour le "redressement des comptes publics", en faisant contribuer les plus hauts salaires et en revenant sur la défiscalisation des heures supplémentaires. Quant aux 20 milliards d’euros destinés à financer le programme présidentiel, François Hollande a détaillé leur affectation, précisant que 5 milliards seraient consacrés au "pacte de productivité". François Hollande entend également consacrer 2,3 milliards au "contrat de génération" pour les jeunes, l’une de ses mesures phares.

"Priorité à l’éducation, à l’école"

François Hollande a en effet réaffirmé sa volonté de donner la "priorité à l’éducation, à l’école". Parmi ses mesures, outre la création de 12.000 postes par an dans l’Education nationale, il propose de reprendre les "emplois d’avenir" créés par Martine Aubry. Son objectif : en créer 150.000, en plus de 500.000 "contrats de génération".

Sur le plan économique, il a confirmé ses grandes mesures, avec notamment la création d’une "tranche supplémentaire de 45% pour les revenus supérieurs à 150.000 euros par part". "Priorité" sera aussi donnée aux PME, avec un nouvel outil dédié à leur financement, le "livret d’épargne industrie".

Le candidat a également insisté sur la "République exemplaire", durcissant le ton contre la corruption. Tout élu condamné à une peine d’inéligibilité ne pourra ainsi pas se présenter à une élection avant dix ans. Il a également promis une transparence "totale" à la fois sur son patrimoine et sur son état de santé, avant de terminer sa présentation sur une pirouette : "ce que je peux vous dire aujourd’hui, c’est que je vais bien !".