Hamon reçoit les propositions de son "Conseil citoyen" pour alimenter sa campagne

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Hamon reçoit les propositions de son "Conseil citoyen" pour alimenter sa campagne
Parmi les propositions lancées, le paiement garanti aux agriculteurs, la création d'un label "territoire durable" ou encore l'abrogation du délit de solidarité.@ AFP
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Quarante-deux personnes ont été retenues pour fournir au candidat socialiste une liste de dix propositions, censées enrichir son programme.

Benoît Hamon, candidat PS à la présidentielle, s'est vu remettre samedi à Paris les dix propositions du "Conseil citoyen" qu'il a mis en place pour alimenter en idées sa campagne, saluant "une expérience réussie" pour lutter contre "le déficit démocratique de nos institutions" .

Mission : enrichir le programme. Quarante-deux personnes ont été retenues pour faire partie de ce "Conseil citoyen" sur 6.000 candidatures, selon l'équipe de campagne, avec la mission d'émettre des propositions afin "d'enrichir le programme" du candidat et de faire émerger des "idées nouvelles".

Paiement garanti aux agriculteurs, création d'un label "territoire durable", abrogation du délit de solidarité, création d'un "congé de campagne" afin de "démocratiser l'accès aux fonctions électives" sont quelques-unes des propositions du "Conseil citoyen" qui ont été retenues.

"Tout sauf un gadget". Devant environ 300 personnes, le candidat PS, à la peine dans les sondages, a salué une "expérience réussie qui est tout sauf un gadget" et qui offre un "instrument" pour lutter contre le "déficit démocratique de nos institutions". "La Ve République immature nous propose une démocratie intermittente, face à cette intermittence, nous devons offrir en contrepoint des instruments aux citoyens pour participer à la vie démocratique et politique du pays", a-t-il plaidé. Il a souhaité que demain, "ce même type de Conseil citoyen soit au côté du président et puisse évaluer (ses) choix, le conseiller, (...) soit une forme de vigie". Plaidant pour l'"irruption des citoyens dans la vie politique", le candidat PS a revendiqué "non pas la foule abstraite, la masse, mais l'intelligence collective".