Hamon : "Le feuilleton Fillon est interminable"

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :

Alors que "Le Canard Enchaîné" révèle mardi que le candidat de la droite n’aurait pas déclaré un prêt quand il était député, le candidat PS l’a taclé sur Europe 1, sans cacher son agacement. 

"C’est interminable". Benoît Hamon a fait part de sa lassitude mardi sur Europe 1 après de nouvelles révélations du Canard Enchaîné selon lesquelles François Fillon aurait bénéficié d’un prêt de 50.000 euros qu’il n’aurait pas déclaré quand il était député en 2013. "Ce feuilleton est interminable et comme beaucoup j’ai le sentiment qu’à chaque fois que j’y consacre une minute (...)  c’est autant de temps qu’on ne consacre pas aux déserts médicaux, au sort des banlieues, à l’emploi. Je préfèrerais battre Fillon projet contre projet, options contre options", a insisté le candidat socialiste à la présidentielle

"C’est difficile d’oublier 50.000 euros, non ?" Benoît Hamon n’a tout de même pas oublié de s’étonner de ce manquement imputé au député Fillon, qui aurait reçu de l’argent de son ami, le milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière. "Il a parfaitement le droit de se faire prêter de l’argent, la question c’est : quand on est soumis à une déclaration de patrimoine, c’est difficile d’oublier 50.000 euros, non ? Ça ne passe pas inaperçu", s’est-il interrogé.

"Ce n’est pas la faute du Canard Enchaîné. C’est la faute de François Fillon." Le vainqueur de la primaire du PS a aussi répondu par anticipation aux accusations d’acharnement que pourraient brandir François Fillon et ses proches. "C’est trop facile. On peut dire cela, mais il a contracté un prêt et manifestement, il ne l’aurait pas déclaré. Ce n’est pas la faute du Canard Enchaîné. C’est la faute de François Fillon. On ne peut pas réclamer l’exemplarité de tous et ne pas s’attacher soi-même à l’être un minimum", a-t-il taclé.

"Si on pouvait oublier ce sujet..." "Tous les Français voient bien qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas, dans le fait de salarier sa femme à un salaire mirobolant pour un poste d’assistant parlementaire, de devoir se justifier de la réalité de son travail sans qu’on puisse trouver la trace de beaucoup d’e-mails", a enfin insisté Benoît Hamon. "Je viens d’en parler pendant deux minutes, alors si on pouvait oublier ce sujet, ça m’arrangerait", a-t-il conclu.